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pour les habitans de la campa-gne, qui en font un de leursprincipaux alimens, qu’il estutile pour eux d’apprendre àconserver leur lard, leur petit-saléou leursjambons,sansqu’ilscontractent ce goût de ranceu’ils n’acquièrent que trop or-inairement. Le procédé est desplus faciles.
Après que l’on a salé ces vian-des a l’ordinaire pour les con-server, et qu’on les a laisséesquelque temps dans le saloir,on lesen retire , et on lesexposeà l'air ou au coin d’une chemi-née pour sécher; l’air dissipe lesparties aqueuses et l’humiditéqui pourraient les corrompre ;mais en les laissant toujours ex-posés à l’air, les parties les plussensibles et les plus déliées dela graisse et de la chair s'éva-porent , ce qui altère la superfi-cie des viandes, et leur donneinfailliblement ce goût de rance.D’ailleurs, les mouchesy dépo-sent leurs œufs, et la viande secorrompt.
Le moyen d’éviter cet incon-vénient, est, après avoir laisséces viandes exposées à l’air pen-dant environ l’espace de troissemaines, où elles ont perduleur humidité, de les mettredans un tonneau vuide sur deslits de foin, le meilleur et le plussec ; de disposer les viandes oules jambons par lits alternatifs,de remplir ensuite le dessus dutonneau avec du foin, et de met-tre ce tonneau dans un lieu frais.De cette manière on va conser-ver les lards et les jambons pen-dant deux ou trois ans, sans qu’i Isacquièrent le plus petit goût de
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rance. 11 ne faut plus que lespréserver des souris.
LA.RDOIR.ES. Lespersonnesprudentes ont la plupart pros-crit le cuivre de leur cuisine.Ses dangereux effets ont alarméavec raison, et ont fait donnerL’exclusion à tous les vaisseauxde ce métal, sujet à verdir;mais ou n’a pas encore comprisdans cette proscription un ins-trument de cuisine dont ou sesert journellement, et qui, quoi-que fort petit,distribue par-toutdans les viandes les parties deverd-de-gris dont il est presquetoujours chargé.Les grosses lar-doires ont bien été faites en boisferré : mais celles qui serventà piquer ont été conservées encuivre, et sont toujours rempliesde ce poison subtil dont s’im-prégnent les lardons, et qui ,se distribuant par-tout , peutcauser des accidens. Rien neserait moins coûteux que d’es-sayer de construire ces petiteslardoires de quelque métal surlequel le verd-de-gris n’eut pointde prise. Nous ne voyons que lefer qui en soit exempt ; l’argenten contracte, comme on sait ,e t il semble qu’i 1 serait très-pos-sible de suppléer pour cet us-tensile le fer au cuivre.
LARMES BATAVIQUES.Ces larmes se fontavec un verravert et bien pnrifié ; si la frittedu verre n’a pas été suffisam-ment cuite , elles ne valentrien , et se rompent aussi - tôtqu'elles viennent à tomber dansl’eau.
Voici la meilleure façon deles faire : on tire des creusets ,avec une baguette de fer, un