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Tome quatrième.
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Pour teindre en jaune doré, ilne s’agit que de faire caramelerdu sucre. On met du sucre enpoudre dans une cuiller de fer ;on le fait fondre au feu ; lorsqu’ila contracté un œil jaune un peufoncé , on le retire ; on versedessus, à plusieurs reprises, unpeu d’eau pour le dissoudre , etl'on verse cette dissolution dansla liqueur.

Avec deux ou trois pincéesde safran bouilli dans un demi-septier d’eau, l’on aura une belleteinture couleurdecitrora, qu’onpourra verser dans la liqueur.

Toutes ces teintures, qui sontà-peu-près les seules qui con-viennent aux liqueurs à boire,peuvent recevoir différentesnuances par les doses des disso-lutions colorantes.

§ IV. Clarification des liqueurs.

tes liqueurs, quelqu’agréa-bles qu’elles soient au goût ,flattent encore davantage lors-qu’elles ont un œil clair , lim-pide et transparent. Il leur ar-rive cependant quelquefois dedevenir troubles et laiteuses.Plusieurs chimistes prétendentue l’huile essentielle se séparee l’esprit-de-vin , s’assembleen mollécules très-petites, etnage dans le liquide , sous uneforme laiteuse. D’autres soup-çonnent que ce sont les sels es-sentiels qui, dissous en particu-les infiniment petites , se ras-semblent et se changent en crys-taux ; ce qui forme une especede neige tamisée qui fait parai-

re la liqueur sous une appa-.ence laiteuse. Ce qui tend à

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confirmer cette conjecture, c’est .que si on laisse séjourner quel-ques jours le mélange laiteuxdans un lieu très-froid , le seLessentiel s’échappe, se rassem-ble , et paraît sous la forme decrystaux qui tombent en déli-quescence à l’impression de lachaleur. Quoiqu’ilen soit, lors-qu’on veutclarifierune liqueur,il faut battre deux blancs d’œufs,en faire une neige, verser par-dessus une chopine environ dela liqueur trouble qu’on veutéclaircir ; ensuite mêler le toutavec le reste de la liqueur , etagiter ce mélange ; puis le ver-ser dans un vaisseau , l’exposerau bain-marie :on laisse reposerle tout cinq ou six heures; aubout de ce temps on filtre la li-queur à travers la chausse. Elleen sort aussi belle qu’on peut ladesirer.

§ V. Filtration des liqueurs.

Nous avonsdit plushautqu’onla faisait ou à la chausse ou aupapier gris. A l’égard de lachausse, si l’on choisit pour fil-tre un tissu trop serré , ou la li-queur ne passe pas , ou si ellepasse , c’est si lentement, quetous les esprits ont le tempsdes’évaporer ; si le tissu est troplâche , tout passera sans êtreclair-fin ; peine perdue, par con-séquent. Pour bien faire , il fau-drait avoir plusieurs filtres, tousd’un tissu différent les uns desautres , afin de les employer se-lon la consistance plus ou moinsépaisse des liqueurs. On peutprendre, à cet effet, différentessortes d’étoffes plus ou* moins