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Tome quatrième.
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rîence qui puisse donner cetteintell gence. On peut prendrepour modèle les procédés rap-portés sons les mots Çèdra, Eaudivin/. Mais pour bien réussir,il ne faut jamais employer quel’esprit-de-vin très-rectifié, etdes h ailes essentielles de la plusgrande perfection ; le moindredéfaut dans l’une ou dans l’autrede ces substances , serait miobstacle infaillible au succès del’opération : pour reconnaîtreleursqualités, voyez ce que nousen avons dit aux mots Esprit-de-vin, Huile essentielle.

§ III. Maniéré de colorer lesliqueurs.

Les liqueurs bien faites sontnaturellement claires,blanches,limpides, pétillantes. Il seraittrès-inutile de les colorer enrouge , en violet, en jaune , etmême ces teintures doivent al-térer leur délicatesse , et leurcommuniquer des saveurs caus-tiques et étrangères ; mais onaime la variété des couleurs, et,d’ailleurs, comme les distilla-teurs n’emploient pas toujoursle plus beau sucre, et que lesucre commun , sur-tout lors-qu’il a bouilli , donne un oeiljaunâtre à la liqueur, on a cher-ché à réparer ce défaut par descouleurs artificielles. Voici lesprocédés qu’on emploie à ceteffet. D’abord c’est une règlegénérale et constante, qu’il fautdonner la couleur aux liqueursdans le même temps qu’on lescompose, et pour cela diminuerla dose d’eau prescrite pour lasiropation , à proportion de

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celle qu’on emploie pourla tein-ture.

On teint les liqueurs en rougede diverses manières , soit avecle bois de Brésil , soit avec lesuc des fruits; mais cette mé-thode est défectueuse ou insuffi-sante. Le bois donne un mau-vais goût aux liqueurs, et lesfruits ne donnent qu’une tein-ture passagère qui s’altère envieillissant. La meilleure ma-nière est de prendre , pour huitpintes, quatre gros de coche-nille , et un demi-gros d’alun ;de piler ces deux drogues dansun mortier de marbre , jusqu’àles réduire en poudre impalpa-ble ; de verser par-dessus un de-mi-septier d’eau bouillante ; deremuer bien le mélange avec unpilon ; et quand le tout com-mencera à refroidir, de verserla teinture dans les liqueurs.L’orcanette colore aussi très-bien en beau rouge.

La teinture detournesol bouil-lie dans l’eau commune , sur unfeu lent, et versée dans la li-queur , la teint en beau violet .Comme cette teinture est alka-line , le moindre acide la feraitchanger en rouge : aussi danscette opération doit-on éviterd’employer des vaisseaux de cui-vre ou d’airain. La teinture d»tournesol se trouve en petitspains tout préparés , chez lesépiciers droguistes.

Si l’on mêle une dose de co-chenille parmi la teinture detournesol, on aura un gris de lincharmant, qu'on nuancera com-me l’on voudra, en augmentantou en diminuant la dose de co-chenille.