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Tome quatrième.
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ce qui les rend sur-tout utilespour des personnes malades etinfirmes, dont les reins ne s’yéchaufferont pas tant.

La manière de construire ceslits consiste à se pourvoir devessies de cochon ou d’autresanimaux , de les faire passer àl’alun et à l’huile de poisson ,pour leur donner de la flexibili-té, et ôter une certaine graissecapable de les faire attaquer parles vers. On fait bien ressuyerces vessies dans du son ; elles ontd’abord un peu d’odeur , maisqui se dissipera au bout de quel-que temps i on souffle ces ves-sies, on les remplit d’air ; il s’a-git présentement d’en former unmatelas qui ait la forme ordi-naire ; si on se contentait desouffler les vessies, il se trou-verait des vuides entre elles :voici donc la meilleure manièrepour leur donner la forme d’unmatelas, les empêcher de s’écar-ter les unes des autres , et deconserver la force nécessairepour ne se point briser sous lepoids du corps.

Ou forme avec du coutil desespèces de cubes de la grandeurà-peu-près des vessies; on y metces vessies à moi lié pleines d’air;on coutinue ensuite d’introduirel’air dans les vessies , qui pren-nent la forme des cubes de cou-tils , on prépare ainsi chaquevessie ; on place ces cubes d’airà côté les uns des autres, en cou-sant les coutils ensemble ; lors-qu’on a formé une première cou-che , on en met une seconde, etmême une troisième si on le de-sire ; on les réunit dans deuxtoiles à matelas, et on a un lit

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mollet qui n’a pas même besoinde paillasse dessous ; car com-posé ainsi de trois rangées devessies , les unes au-dessus desautres, i! peut s’élever à quinze,seizeou dix-huit pouces de hau-teur , suivant que les vessiesqu’on aura employées serontgrosses ; ainsi en ajoutant à eematelas un traversin de la mê-me matière , une couverture etdes draps , on a un excellent lit.

Les personnes riches peuvent,au lieu de toile de coutil, fairerecouvrir cette couchette avecdu satin, et ils auront un lit pluspropre, et toutes les parties duinatelascédant en même-temps,le corps le plusdélicat n’éprouvepas la moindre résistance, et yrepose plus mollement que surle plus excellent duVet.

Ces lits d’air ne reviendrontpoint plus chers que les lits deplumes ordinaires, qui sont engénéral des lits très-mal-sains,que la mollesse a emprunté dela pauvreté, en les rendant plusdélicats, et en laissant au pay-san la plume dure pour n’em-loyer que le duvet. LesressorUefa matière ne s’altèrent point;on peut d’abord faire cetteépreuve pours’assurerde l’avan-tage de ces lits, en construisantdes coussins de fauteuils, on despetits matelas de cauapés oude lits de repos.

§ II. Lit^de camp et de voyage.

En 1772, M. Tranoy a pré-senté, à l’Académie des Scien-ces, un lit brisé à l’usage desvoyageurs et des officiers, exé-cuté eu fer, sans vis, ni tenons,