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ni crochets, facile à monter etdémonter en six minutes. Ce lit,de six pieds de long et large àproportion, n’avait, étant plié,que trois pieds de long, vingtpouces de large, et trots poucesd’épaisseur. ( Collection. Acad .,partie franç., t. XV , p. 4 21 )-En 1779 et 1786, M. Châles,ingénieur-mécanicien, a expo-sé, chez M. la Blancherie, unmodèle de lit de camp, dontvoici la description : Ce lit s’as-semble au moyen de deux piedsenforrnedetrépicdquis’ou vientde treute pouces environ, etpeuvent se resserrer à volonté :en-dedans et au bas de chacunede cesdeux pièces, sont attachésdes crochets de fer, pour assu-rer et fixer leur ouverture ; letou t est surmonté d’une traverseen forme d’arbalète, dont lesextrémités sont attachées en te-non à la partie supérieure desdeux trépieds. Cette arbalêteestsusceptible d’être brisée en troisparties : à l’extrémité de cellequi doit être le plus près de latête, est adapté un montantcouronné d’une calotte ronde,autour de laquelle est arrêté lesommet de la housse : c’est dansl’espace des deux trépieds qu’estplacé le matelas eu forme dehamac, tenu par ses extrémitést chaque montant des trépieds,et le tout doit avoir sa soliditépar le poids de la personne quiy est couchée ; toutes les partiesde ce lit 11e pèsent pas plus de3 6 livres, et il 11e faut pas plusde trois minutes pour les assem-bler. (Voyez le Journal de laBlancherie , 1779, P- 181, et1786, p. 118).
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En 1773, M. Bruitmoser,machiniste à Paris , enclos St -Denis-de-la-Charlre, a fait an-noncer, dans les papiers publics,des lits de voyages brisés etexécutés en cuivre ou en fer.
§ III. Lits pour les malades.
Il serait sans doute importantde savoir combien de sortes delits mécaniques ont été imagi-nés pour les malades; quels ensont les auteurs ; quel serait lemeilleur et le moins dispen-dieux , et pourquoi on ne s’ensert pas dans les hôpitaux de lacapitale. Sans chercher à ré-soudre ces différentes questions,nous ferons part ici de quelquesrecherches que nous avons fai-tes à ce sujet, si intéressant pourl’hu manitésouffrai! te. L’ancien-ne Encyclopédie 11e nous fournitabsolument rien sur cette ma-tière.
En 174?., le sieur Hanot, me-nuisier, présenta, à l’Acadé-mie , un lit qu'il avait exécutéen grand pour les malades etimpotens, et dont la mécanique,assez compliquée , consistaitprincipalement en plusieurscordons et poulies. Par cettemécanique, le malade était en-levé doucement vers le ciel dulitavacses draps et les matelas ,pour y en substituer de nou-veaux, sans l’agiter et sans luifaire perdre sa situation hori-zontale.
En 1745, ce même particulierprésenta, à l’Académie , un au-tre lit sans colonne, destiné auxmêmes usages que le précédent.Indépendamment de quelques