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cun effet. Si l’on mêle dans lacolle un peu des sels minérauxque j’ai nommés, les vers netoucheront jamaisaux livres quiseront préservés des attaques detoutes sortes d’insectes.
En 1741 , M. Prodiger a pu-blié , en allemand , des instruc-tions pour des relieurs. Il pré-tend , et c’cst une chose éprou-vée , que les vers ne touche-raient pas aisément aux livressi les relieurs se servaient d’a-midon au lieu de farine pourfaire leur colle ; que pour pré-server les livres de l’attaque desvçrs, il faut mettre entre lelivre et la couverture, de l’alunpulvérisé mêlé d’un peu de poi-vre fin ; qu'il convient memed'en répandre un peu sur les ta-blettesdelabibliothèque; enfin,que pour garantir les biblio-thèques des vers, il faut frotterles livresfortement danslesmoisde mars, juillet et septembre ,avec un morceau de laine sau-poudré d’alun pulvérisé. ( En-cyclopédie , supplément , t. III,p. 764 ; on peut voir dans l'En-cyclopédie méthodique , Diction-naire des Manufectures et Arts ,t. III, p. 225 , ce qui concernela reliure des livres).
§ IV. Livre unique.
L'empereur Rodolphe offritonze mille ducats pour un livrequ’on a vu en 1640 , dans le ca-binet du prince Lingen ; c’étaitle livre de la passion de notreSeigneur avec des figures et descaractères qui ne sont d’aucunematière.
Les feuilles de ce livre étaient
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de parchemin, sur lequel onavait découpé avec un caniftous les traits de lettre qu’on acoutume d’imprimer sur le pa-pier : de sorte qu'en mettantentre les feuilles un papier noir,ou bien en les regardant par lerevers au grand jour, tous lesmots pouvaient être clairementlus.
§ V- Livres anciens.
Avant l’invention de l’art siutile de l’imprimerie, les livrasétaient écrits à la main. Il s’entirait des copies .plus ou moinsfautives ; l’ignpràpce et la mau-vaise foi entraient pour beau-coup dans les éditions, au pointqu’elles fourmillaient .d’erreurs 1 ,de contre-sens, d’omissions, dpphrases inintellïgibles,de trans-positions de mots , de pages, dechapitres. Souvent meme l’ou-vrage original L çn était totale-ment défiguré. Cassiodore adonné des règles et des instruc-tions pour bien connaître lesbonnes copies des anciens ma-nuscrits. Mais la théorie estpresqu’inutile sans une longueexpérience fondée sur l’examenet la comparaison de diversmanuscrits. Pour distinguer lesoriginaux des copies fautives ousupposées, il faut avoir exacte-ment épluché 1 état des articlesou paragraphes, des divisionsou sections qu’on appelle cha-pitres , des préfaces , des som-maires ou argumens , de la ponc-tuation , des ornemens , du ca-ractère et même de la disposi-tion des livres , c'est-à-dire ,de leur ordre ou de leur arran-gement.