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Tome quatrième.
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On lrouve dans les ancienscatalogues de bibliothèque, àl'occasion dè certains manus-crits, le mot eatinatus. Ce motqui signifie enchaîné , vient ,■suivant M. Tingéron , de l’usageoù l'on' élâiy jadis' de les en-chaîner à une espèce de pu-pitre sur lequel on les plaçaitdans les cabinets. La couverturede ces manuscrits est, pour l’or-dinaire y formée pa,r des ais oupetites planches ferrées,garniesen argent. On voit, ajoute-t-il,à Florence , à Rome , dans les‘parloirs, dés religieux, de cesmanuscrits à la chaîne. Unebullede 1 658 ,enjoint aux supé-rieurs des Cordeliers de Tou-louse , sous peine d’exrommu-nicaüon, d’empêcher qu’on dé-tache et çjû’dn emporte aucunlivre ( Journal de la Blancherie ,

’ i 786, p'. 1 *6,' 195 et 5 o 8 ). Nousvoyons de nos jours ( 1801 )dans quelques cafés de Taris ,des feuilles périodiques et desjournaux fixés sur les planchet-tes avec une chaîne.

Orl sait qu’HeréuIanum futensevelie en 79, sous les cendreslancées par le Vésuve . Cetteville retrouvée de nos jours àsoixante-huit pieds sous terre ,offre une multitude de monu-mens antiques. Les livres ouplutôt les manuscrits trouvés àHerculanum , sont d’une grandeespérance pour les gens de let-tres, quoiqu’on n’en ait faitjusqu’à présentquepeu d’usage.Ces livres ne sont point en par-chemin ainsi qu’on l’a publiéen France : on a cru d’abordqu’ils étaient d’ancien papierd’Egypte ; mais on s’est apper • I

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çu depuis qu’ils n’étaient quesur des feuilles de jonc, colléesles unes à côté des autres, etroulées dans le sens opposé àcelui dans lequel on les lisait :ils ne sont tous écrits que d’uncoté , et disposés par petitescolonnes qui ne sont guère plusha u tes que les pages.de nos in-i 2:ils étaient rangés les uns surles autres dans une armoire demarqueterie dç>nt on voit encoreles fragmens.

Lorsqu’on mit la main surces livres, tous ceux qui n’a-vaient point été saisis par lachaleurdes cendres du Vésuve ,étaient pourris par l’effet del’humidité, et ils tombèrentcomme des toiles d’araignée ,aussi-tôt qu’ils furent frappésde l’air; ceux au contraire qui ,par l'impr p ssion de la chaleurde cts cendres, s’étaient réduitsen charbons , sont les seulsqui se soient conservés, parcequ’ils avaient résisté à l’humi-dité.

Çes feuilles roulées et conver-ties en charbon , ne ressemblentqu’à un bâton brûlé, de deuxouces de diamètre^sur huit àix pouces de longueur; quandon veut Iç dérouler ou enleverles couches da ce charbon , il sacasse et se réduit en poussière ;mais en y mettant beaucoup detemps et de patience, on estparvenu à les développer assezpour les copier en entier. Lepère Antonio Piaggi a été l’in-venteur de cet art ; voici la ma^nière dont on s’y prend. On aun châssis assujeti sur une ti-ble, dans le bas duquel le livreest porté sur des rubans, parle»