L U M
de la lumière qui tombe sur unelieue carrée de 22.83 toises decôté, pendant une seconde detemps, est d’un gros un quartenviron.
Les papiers publics des i er . eta bnnnairean 9, ont, d'après lespapiers anglais du mois de mars1800 ^annoncé l’importante dé-couverte , par le docteur Hers-chell, d’une méthode pour sé-parer les rayons de ta chaleurde ceux delà lumière.
Deux Académiesproposèrent,en 1785 et 1786, deux questionsrelatives an système de New-ton sur la lumière. Le sujet duprix de celle de Lyon avait pourobjet de savoir si les expériencessur lesquelles Newton établit laréf rangibilité des rayons hétéro-gènes , sont décisives ou illusoires.M. Elaugergues a remporté leprix ; mais nous ignorons le ré-sultat de son mémoire. Le sujetdu prix extraordinaire proposépar la société royale des scien-ces de Montpellier , était conçuen ces termes : L 'explication del'arc-en-ciel donnée par Newtonporte-t-elle sur des principes in-contestables P Est-il bien démon-tré que les rayons hétérogènes ,supposés émergeas du nombre in-fini de gouttes de pluie qui tom-bent de la nue, doiventformer desarcs séparés P Nous ignorons sile prix a été remporté. ( VoyezPrisme , Arc-en-ciel ).
Il a été lu, le 6 novembre1800 , à la Société royale deLondres, par M. Herscïiell, unmémoire contenant 170 expé-riences sur la lumière , dont ilrésulte, entre autres choses, queles rayons rouges sont ceux qui
LUN 107
donnent le plus de chaleur etle moins de lumière ; que le-foyer de la chaleur est à undemi-pouce ou à-pen-pvès decelui de la lumière ; que les loisdu mouvement de la lumière,sont essentiellement différentesde celles du mouvement de lachaleur; et qu’il y a en consé-quence de fortes raisons de croiraque la lumière et la chaleursont des fluides différens. LeBulletin de la Société Philoma-tique, floréal an 8, p. 108, etpluviôse an 9, p. 181 et suivan-tes, entre dans quelques détailssur les expériences de M. Hers-<cliell.
Existe-t-il un moyen pourconserverde la lumière , soit delampe, soit de chandelle, dansl’eau, à une certaine profon-deur? Ne pe>urrait-on pas l’ob-tenir en renouvellant l’air con-tenu dans un globle de verre oùserait renfermée cette lampe ouchandelle, au moyen d’un ven-tilateur ou d’un brasier, commedans le fourneau de réverbère ?On suppose 2 tuyaux verticauxaboutissansl’un et l’autre au glo-be de verre; l’air entrerait dansle premier comme dans le puitsd’une mine; au sommet de l’au-tre , serait allumé le brasier ouadapté un ventila leur par où l’airéchauffé s’échapperait commepar un soupirail. ( Journal de laBlancherie , 1786 , p. 275 ).
LUNE. Voyez dans l’articleObservations météorologiques ,§ II, ce qui est dit de l’influencedelà luue.