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qui produisent des effets éton-nans.
§ I er . Lunettes achromatiques.
L’inégale réfrangibilité desrayons de I u mière est cause qu’enpassantàtravers les verres des lu-nettes ordinaires , ils se décom-
F osent et couvrent les bords deobjet que l’on regarde, de cer-cles diversement colorés, quel’on nomme iro, ce qui fatigueles yeux, fait que l’objet esttoujours mal terminé,et plus oumoins confus , sur-tout lors-qu’on ne vise pas exactementpar le centre de la lunette, etqu’elle n’est pas parfaitementdirigée sur l’objet. MM. Euler et Maupertuis se sont occupésde ce défaut, et n’étant pas dumême avis, la question a étéapprofondie. Enfin M.DotIou,|très-liabile opticien , s’en mêla,et après plusieurs épreuves ,composantses lunettes de verresde différentes densités, il par-vint à en faire disparaître l’iris ;ce sont ces lunettes que l’onnomme achromatiques .Nous in-vitons à lire , sur cette matière,trois mémoires de M. Clairaut ,dont on trouve l'analyse dans laCollert. AcacL m. , part, franç.,
t. XII, p. i 5 et 4^ ; t. XIII ,p. 57. M. Jeaurat,en 1770 , a luà l’Académie des sciences unmémoire sur la construction desfouettes achromatiques. (Voy.Collect. Acad ., part, fr., t.XI\ T ,p. 149)- Les verres qu’il em-ploya sontlecrnw-gicw, ou verrecommun, et 1 efiint-glass, oncrystal dont 011 fait les carafes.Ce verre ou crystal est liès-l
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pesant, ce qui annonce qu’ilcontient beaucoup de minium ;011 dit même que cela va jus-qu’au tiers du poids total de lamatière destinée à le faire.
Dolland fut imité par M.Passemant, qui ajouta de nou-velles observations aux siennes.Enfin, M. Anleauine, travail-lant d’après ces principes , fîtune lunette achromatique de7 pieds de foyer, qui équivalaità une lunette de 55 pieds delongueur, préférable aux téles-copes par l’étendue du champet par la clarté de l’objet.
Cette lunette avait 54 lignesd’ouverture, et supportait unoculaire de 5 lignes. Quant àson objectif, il est fait de lamatière la plus pesante ; la par-tie tournée du côté de l’objeta sa courbure extérieure de 7pieds et demi, ou de 90 poucesde rayon ; sa surface intérieursest de i§ pouces de rayon. Leverre fait de notre glace ordi-naire est d'un pied 5 pouces 5lignes de rayon; sa convexité,tournée du côté de l’œil, porte7 pieds 6 pouces b lignes derayon.
Ces deux verres sont séparésl’un de l’autre, sur leurs bords,par un petit intervalle de l’é-paisseur d’une carte à jouer, etforment, par leur assemblage ,un objectif de 7 pieds de foyer.
Afin d’avoir plus de champ ,M. Anleautne employa deuxoculaires pour sa lunette; leplus grand et le plus près del’objectifétaitde dix-huit lignesde foyer; le rayon de sa con-vexité , tournée du côté de Pol>-jectif, était de on/e lignes si.<