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Tome quatrième.
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même des bouteilles mais sices bouteilles sont destinées àcontenir des liqueurs, il est bond’enduire auparavant la fêlureavec un peu du lut gras décritci-après , et de remettre par-dessus une bande de linge ainsipréparée. ( Voyez au mot Li-queurs , leur préparation).

Le lut gras que l’on emploielorsqu’on distille des matièresqui donnent des vapeurs acideset corrosives, se fait en mêlantde l’argille réduite en poudrefine, et passée au tamis, avecde l'huile de lin dessicative,c’est-à-dire dans laquelle ona mis un peu de lilharge. Enbroyant ce mélange dans unmortier, on en forme uue pâteque l’on étend facilement au-tour des jointures des vaisseaux ;on y ajoute aussi du succin.

Lorsqu’il est question de ga-rantir les vaisseaux de la tropgrande action du feu, de la frac-ture ou de la fonte, alors on lesrecouvre d’un enduit réfrac-taire , que l’on forme en une es-pèce de pâte que l’on appliquecouche par couche. On prend ,pour faire cette pâte, de l’ar-iIle, crue l’on pêtritavec du sa-lon , de la bourre ou de la fi-lasse. Cet enduit ne se gerceoint, et garantit parfaitementien les vaisseaux ae l’action dufeu.

On appelle lutum sapientiœtin iutcomposédechauxéteinte,de farine et d’argille tamisée ,le tout Hé par du blanc d’œufbattu avec un peu d'eau.

On peut encore employer laplombagine pour luteret bras-quer les creusets et en enduire

LUT

les cornues. Il faut une partiede plombagine, trois de terreargilleuse, et un peu de bourrede vache hachée finement. CeInt peut recevoir le feu le plusvif. Si les cornues de verre quieu sont enduites se fondent, ontrouve qu’elles n’ont pointchangé de forme.

§ I et . Lut propre à conserver les

sujets dans l'esprit-de-vin.

Les personnes qui s’attachentà conserver dans l’esprit-de-vindes sujets d’histoire naturelle,n’y réussissent pas toujours ,parce qu’ils se gâtent à mesureque l’esprit-de-vin s’évapore ,à moins qu’on n’ait un soin par-ticulier de visiter les vaisseauxdans lesquels ils sont renfermés ;ce qui demande du temps, dessoins et de la dépense.

M. de Réaumnr a indiqué ,dans les M> moires de t Acadé-mie (Voyez Collection Acadé-mique , partie jrrinç. , tom. X ,p. 11 ) > deux méthodes pour re-médier à cet inconvénient,maisqui ne se sent point trouvéesabsolumentsuiEsantes. M LouisNicolas dit , dans les Transac-tions Philosophiques de 1771 ,avoir imaginé deux méthodesqui, quoique se rapprochant decelles de M. de Réaumur, n’ontpoint les mêmes inconvéniens.Voici le procédé de la première :Après avoir mis dans les bou-teilles l’espril-de-vin et les su-jets qu’on a dessein de conser-ver, et bien essuyé le dedansdu goulot, on met sur le mor-ceau de peau ou de vessie quidoit les couvrir, une couclie