Band 
Tome quatrième.
Seite
127
JPEG-Download
 

MAC

dt-oit où repose l’axe du fléau ;souvent c’est une suite de pointsqui forment une ligne : tel estl’axe d’une sphère.

La vitesse se mesure par lesespaces que parcourent la puis-sance et la résistance ; tin hom-me, par exemple, qui tire unfardeau par le moyen d’un ca-bestan , décrit en marchant lacirconférence d’un cercle , etpendant qu’il parcourt ce che-min , le fardeau s’approched'unecertainequantité. Ce sontces espaces, parcourus de partet d’autre, qui déterminent lesvitesses respectives.

On emploie souventen méca-nique la pesanteur comme puis-sance ou comme résistance. Lecentre de gravité d’un corpsn’est pas toujours celui delàfigure; c’est un point par le-quel un corps étant suspendu,toutes ses autres parties demeu-rent en repos, et avec lequelelles se meuvent toutes lorsqu’ilcesse d’être appuyé.

On distingue communémentdeux sortes de machines, lessimples et les composées. M. l’ab-bé JNollet ne met au nombre desmachines simples, que le le-vier, les cordes et le plan in-cliné ; et suivant lui, la balance,iespou/ies , les rouer, le treuil etle cabestan , sont des machinescomposées de leviers, ou quiagissent comme leviers; et lecoin et la vis, sont des machi-nes composées de plans inclinés.Le nombre des machines com-posées qui ont été mises aujour, est immense, et il seraitdifficile d’en faire l'énuméra-tion ; il suffit de dire que , quel-

M A C 1 27

que compliances qu’elles puis-sent être, elles ne sont que lacombinaison des machines sim-ples. Les montres, les moulins,les errer , les prues, les balances,les pompes, les automates, lesmachines à Jeu ,. les pompes desprêtres, etc. ( voyez ces mots),sont autant de machines com-posées qui font honneur à l’in-dustrie humaine.

Il faut se défier de l’ignoranceet de l’imagination de quantitéde personnes qui proposent denouvelles machines ; on en pré-sente beaucoup, cependant il yen a peu de bonnes et d’utiles.M. I’itot a donné, dans les Mé-moires de. P Académie, année1757 (voy. Collect. Acad., par-tie franç., t. VIII, p. 406), desrègles simples pour les calculer.

Dans toute machine il y a,comme nous l’avons dit, qua-tre quantités à considérer:

i°. La puissance ou la forcemotrice ; cette force est miseen mouvement par des hommesou des chevaux, ou par L’eau,le vent ou le feu.

2 0 . La vitesse ou le cheminde la force motrice dans uutemps donné.

5 °. La force de la résistanceou le poids nui par la machine.

4 °- La vitesse ou le cheminde ce poids dans un temps don-né ; des quatre quantités, leproduit des deux premièresest toujours égal au produit desdeux dernières ; de l’égalitéparfaite de ces deux produits,on peut déterminer par des rè-gles simples le plus grand effetde toutes Les machines; car troisde ces quantités étant oonnues