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lion et l’usage (lu dynamomètredu cit. Regriier, pour connaîtreet comparer la force relative desliommes, celle des chevaux etde toutes les bêtes de trait ; en-fin pour juger la résistance desmachines, et estimer les puis-sances motrices qu’on veut yappliquer.
En 1779 et 1780, l’Académiedes sciences avait proposé, poursujet du prix, la théorie des ma-chines simples, en ayant égardau frottement de leurs parties età la roidenr des cordages. Elleavait désiré, i°. que les lois dufrottement et l’examen de l’effetrésultant de la roideur des cor-dages fussentdéterminésd’aprèsdes expériences nouvelles et fai-tes en grand; 2°. que les expé-riences fussent applicables auxmachines usitées dansla marine,telles que la poulie , le cabestanet le plan incliné. Plusieursmémoires ont concouru ; quel-ques-uns ont paru très-bienfaits. Nous ignorons si le prix aété remporté.
Le nombre des machines s’ac-croît tous les jours; mais encompterait-on beaucoup de vrai-ment utiles? Quoiqu’il en soit,sans prétendre les indiquer icitoutes, et même sans vouloirnous rendre jugesdecelles dontnous allons parler, voici une no-tice de plusieurs que nous avonstirées de quelques traitésde phy-sique , de la Collection Acadé-mique , de plusieurs journaux etde differens papiers publics de-puis plusieurs années.
§ I er . Machine à '■ ahracher detrès-gros arbres, et à transpor-ter des maisons de bois.
En 1765, M. Jurine a pré-senté, à l’Académie des scien-ces, une machine propre à ar-racher des arbres, et dont ohpeut voir la description dans laColl. Acad., part.fr., tom. XIII,pag. 426.
On trouve dans les Mémoiresde la Société d y Agriculture deBerne , la description d’une ma-chine très-simple et très-utile,inventée par un nommé PierreSommer, paysan du canton deBerne.C’est uneespèce de bélierqu’on arc-bou te contre un arbre,et qu’on fait mouvoir à l’aided’un levier. ( Voyez-en l'a fi-ure dans le premier Volumees planches de l’ Encyclopédie,article Jardinage, pl. 7..)
On a vu arracher avec cettemachine, en présence des ma-gistrats et d’un grand nombrede spectateurs, un chêne detrois pieds huit pouces de dia-mètre, avec toutes ses racines,en huit minutes, quoique le solfût gelé constamment depuisprès de deux mois. Il ne fautque peu de personnes pour fairejouer cette machine. Elle peutêtre d’un grand service pourdéfricher promptement et faci-lement les bois et les forêts, etremuer ainsi la terre delà meil-leure manière possible pour laculture ; car on arrache l’arbreavec cinq ou six pieds de cir-conférence de terre.Une preuvede ce fait, c’est que la compa-gnie de la Guyanue a employé j
Tome IV.