136 SI A G
sa force expansive est en équi;libre avec une pression d’envi-ron 28 pouces de mercure, c’est-à-dire avec la pression de l’at-mosphère. Au moment de l'é-bullition , la dilatation fait unsaut brusque, et suivant les ex-périences les plus modernes , lavapeur se développé rapide-ment dans un espacé 1728 millefois plus.grand que celui qu’oc-cupait l’eau dans l’état de sim-ple liquidité, entsorte-q.ue cha-que poitce de.cette eau produitun pied cube de vapeur. A dodegrés, la force expansive del’eau correspond à 1a pressionà-peu-prèsde §8: pouces de mer-cure , c’esttà-dire plus que triplede la pression moyenne de l'at-mosphère. Aussi voit-on dansles Mémoires de P Académie dessciences de 1707 , qu'il résultedes observations de M. de Vau-ban , que 14® livres d’eau con-.verties en vapeurs, produisentune explosion capable de fairesauter une masse de 77,000 I.,tandis que 14° livres de poudrene peuventopérerunsenibiableeffet quç sur une masse de5o,ooolfv., en sorte que. la force del’eau en vapeurs , serait plusue doublé de celle de la pou-re.
Nous invitons nos lecteurs àline un mémoire bien intéres-sant-, inséréxians 1 e Journal deP'Ecole Polytechnique,of-. cahier;M/ Prony y démontre mathé-matiquement par des calculs ,non-seulement la force expan-sive de l’eau, mais encore celledeî’esprit-de-vin , ainsique desgaz hydrogène , nitreux , car-bonique 1 oxygéné, ammoniac
MAC
et azote, comparés à l’air atmos-
f diérique. Il va jusqu’à dire que’esprit-de-vin pourrait, sinondans les grandes machines àvapeurs, au moins dans d’autresd’une moindre importance, êtresubstitué à l’eau par économiede combustibles.
De cette / exposition généraledes principes , passons à l’indi-cation des machines à feu , de-puis leur invention.
Le cit. Baillet, dans un mé-moire lu à la Soc. Philom.,s’estproposé de préciser la.nomen-clature des machines à feu , enappelant : i n . Machines à vapeuret a air , celles où l’air extérieura accès ; z°. machines à vapeur ,celles où la vapeur seule est ad-mise 5° machines à vapeur in-termittence , celles à simple ef-fet ; 4°- machines à vapeur conti-nue , celles à deux coups ou àdouble effet.
On a demandé, dans le Jour-nal de la Blanche.rie , 1786 ,p. 47^, quelle serait la dépensed’une machine à feu pour éle-ver l’eau à 3o pieds ; à combienreviendrait un muid d’eau élevéà cette hauteur, et quels se-raient en particulier les frais dneharbon de pierre ? Ce que nousallons indiquer pourra servir àétablir des calculs par a'pperçu,Papai paraît être le premierqui ait conçu l’idée dlemployerla vapeur de l’eau pour le jeudes pompes. Celte idée est con-signée dans les Actes de Leip-sick, année 1690. ( Voy. Collée.Académ ., part, étraug. , t. VI,.
p. 468).
Dans ces sortes de machi-nes, les pistons qui aspirent