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Tome quatrième.
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y avoir un tuyau montant, pourporter l’eau que la machine éle-vait. Deux des faces parallèlesdu réservoir étaient percées , etportaient des soupapes qui s’ou-vraient en dedans. Ces mêmesfaces formaient avec deux pan-neaux mobiles qui y étaientattachés, deux espèces de souf-flets de cuir , auxquels on don-nait un mouvement alternatifpar le moyen d’un châssis quitenait un panneau ouvert, pen-dant que l’autre était fermé, etces panneaux étaient aussi per-cés et refermés par des soupa-pes. La machine étant placéeetenfoncée dans l’eau ,de manièreque les soufllets en étaient cou-verts , son jeu était tel que sil’on poussait un des châssis, lesoufflet correspondant s’ouvraitet s’emplissait d’eau par la sou-pape du panneau , de même,qu’un soufflet ordinaire s’emplitd air, et qui si on le repoussait,ce mèmesoufflet vuidait son eaudansde réservoir par la soupapede la face à laquelle le panneaudu soufflet était attaché. Cetteeau en entrant dans le réservoir,fermait par son impulsion lasoupape de la face opposée, etl’autre soufflet qui y répondaits’ouvrait par le mouvement duchâssis , s’emplissait d’eau et lavuidait à son tour dans leréser-voir , quand le châssis venait àêtre repoussé en sens contraire.C'était par ce mouvement alter-natif, que les soufflets remplis-saient le réservoir, et qu’ils yobligeaient l’eau à monter parl.e tuyau , jusqu’à la hauteur oùil montait lui-même.

L’Académie a remarqué que

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si le tuyau montant s’élevaitseulement à 8 ou 10 pieds dehauteur perpendiculaire, com-me il devait répondre alors àune grande base, il faudrait unetrès-grande puissance pour fairemouvoir la machine, et qu’ilserait à craindre que les cuirsdes soufflets ne pussent pas sou-tenir long-temps le poids del’eau , ou que si on les doublaitpour les rendre plus forts , ilsne manquassent de la flexibi-lité nécessaire, ce qui a faitabandonner plusieurs machinesoù l’on avait employé des peauxpour soutenir le fluide. Mais enproportionnant les dimensionsaux efforts du moteur, à la ré-sistance du fluide , et à la hau-teur où on voudrait l’élever,l’Académie a pensé qu’on pour-rait se servir utilement de cettemachine, dont le principe n’é-tait pas nouveau.

Eu 1745, M. Amy, avocatdeProvence, a proposé des change-mensà faire à la machine de M.Joly de Dijon , dont la descrip-tion se trouve dans le Recueildes machines approuvées par P A-cademie, n° 20. L’Académie apensé que ces changemens, quirendaient cette maqliine plusparfaite , et diminuaient la dé-pense d’eau qui y est inévita-ble, la rendrait propre à plusd’usage.

La Coll. Acad ., part. Jranp .,t. XII, p. 428 , fait mentiond’une roue hydraulique présen-tée par le sieur Veltman , hol-landais, et dont l’invention aparu neuve et ingénieuse.

En 1780, M. Cordelle, méca-nicien , a présenté à l’Académie