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Tome quatrième.
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la description et la figure de lamachine pneumatique à va-peurs, par M. l’abbé Barreiray.

Disons maintenant un motdes expériences qui se font avecla machine pneumatique. D'a-bord il est nécessaire d’avoir desrécipiens de différentes gran-deurs, les uns pleins, les autresavec ouverture pour y faire desmouvemens. C’est sous un réci-pient de cette dernière espècelie se fait l’expérience deMag-ebourg , dont nous avons parléau mot Hémisphère de Magde-bourg. Mais commençons parles expériences les plus sim-ples.

Lorsqu’on pompe l’air d’unrécipient, il parait au premier,au second ou au troisième coupde piston, selon la grandeur dujrécipieut, une vapeur qui l’obs-curcit, et qui laisse néanmoinsun espace clair dans la portionde la masse d’air contiguë auxparois internes du récipient.Cette vapeur ne vient pas del’humidité des cuirs ; elle a lieudans les récipiens lutés. ( Voy.Evaporation '). Il paraît que c’estl’effet des corps étrangers dontl'air est chargé, ( CollectionAcad., part, franç. , tom. VIII,ag. 42 ). Ce fluide, en se raré-ant, n’est plus en état de lessoutenir ; ils se réunissent ettournent en tombant,parce qu’ilssont heurtés par l’air, qui sortrapidement du récipient et entredans la pompe.

Une vieille pomme se déridedans le vuide. Une bouteille deverre mince et bien bouchéecrève sous le récipient. Une ves-sie dans laquelle il ne reste que

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très peu d’air enfermé ne man-que pas de s’enfier , quand elleserait surchargée d’un poids dei5 livres. Les oiseaux, les sou-ris, les chiens et les lapins sou-tiennent à peine le vuide unedemi-minute. Un chat fait lesmêmes grimaces que s’il criait,grimpe contre 1-e verre, enfle ,écume et crève. Les oiseauxtomhenten convulsion, sevuï-dent assez souvent par le beoou par les voies ordinaires , etmeurent lorsqu’on a pompé à-peu-près les deux tiers environde l’air du récipient. Ceux quivolent tiès-haut le soutiennentmieux que les autres. L’hiron-delle y vitplus long-temps quele moineau.

Tous ces effets sont dûs à lamême cause (voyez CollectionAcadém. , part, etrang. , tomeXIII, p. i58 ) ; l’air qui setrouve renfermé dans les corpsn’étant plus en équilibre avecl’air environnant , fait effortpour se déployer, mais cet ef-fort cause les plus grands rava-ges dans les animaux. Néan-moins il y a quelque exceptionpour les insectes et les poissons,à raison de la différence du mé-canisme de leur respiration.Unechenille n’enfle pas dans le vui-de; elle y reste deux ou troisjours morte en apparence ; maiselle reprend sa première vi-gueur dès que l’air rentre dansle récipient. Les vers qui sechangent en cousins nagent avecvivacité dans le vuide, et s’ytransforment. Le chevalier Boy-le, qui a perfectionné la ma-chine pneumatique et qui a faitcette expérience , a remarqué