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cher. Elle ne fit aucun mouve-ment; je le rappelai près demoi, et lui communiquai lemagnétisme animal en le pre-nant par les mains; je le fis en-suite rapprocher de ia malade enme tenant toujours éloigné , etlui dit de la toucher une secondefois; il en résulta des mou vemensconvulsifs. Je lui fis répéterplusieurs fois cet attouchementqu’il faisait du bout du doigt,jont il variait chaque fois ladirection ; et toujours à sougrand étonnement, il opéraitun effet convulsif dans la partiequ’il touchait. Je lui proposaiu ne seconde épreuve. Nous nouséloignâmes de la malade demanière à n’en être pas apper-çus quand même elle auraiteu sa connaissance : j’offris à M.jngenhousze six tasses de por-celaine, et le priai de m’indi-quer celle à laquelle il voulaitque je communiquasse la vertum a gnétique; je la touchai d’a-près son choix ; je fis ensuiteappliquer successivement les<? tasses sur la main de la mala-de; lorsqu’on parvint à celle quej’avais touchée , la main fit, unmouvement, et donna des mar-ques de douleur. M. Ingen-housze ayant fait repasser lessix tasses, obtint le même effetJe fis alors rapporter ces tassesdans le lieu où elles, avaient étéprises, et après un certain in-tervalle , lui tenant une main ,jelui'disde toucher avec l’autrecelle de ces tasses qu’il vou-drait, ce qu’il fit: ces tassesrapprochées de la malade com-me précédemment, il en résultalé même effet. La communica-
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bilité du principe étant bienétablie , je lui proposai une troi-,sième expérience pour lui faireconnaître son action dans l’éloi-gnement , etsa vertu pénétrante,je dirigeai mon doigt vers lamalade, à la distance de huitpas; un instant après son corps,fut en convulsion au point de lasoulever sur son lit, avec les ap-parences de la douleur. Je con-tinuai dans la même position à,diriger mon doigt vers la nia-r.lade en plaçant M. Ingenhouszeentre elle et moi ; elle éprouvales mêmes sensations ». Tel estle récit des faits rapportés parM. Mesmer; faits sans doutemerveilleux, et qui paraissentlenirdu prodige, en sorlequ’iln’est nullement surprenant etblâmable qu’on refuse d’y ajou-ter foi. C’est cependant avecses nouveaux principes et sanouvelle doctrine que M. Mes-mer assure avoir guéri des mé-lancolies vaporeusesavec vomis-sement spasmodique , des obs-tructions invétérées à la rate, anfoie, au mésentère, des goultes-sereines , des paralysies géné-rales avec tremblement, des pa-ralysies absolues des jambes,avec atrophie, des vomissemenshabituels, des cachexies scro-phuleqses,, etc. Voici les pro-positions qui sont, le résuméexact de son système et de sesexpériences; elles sont trans-crites littéralement, et telles^qu’il les expose lui-même:
» i°. Il existe une influencenaturelle entre les corps céles-tes , la terre et les corps ani-més ;
» 2 0 . Un fluide universelle-