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Tome quatrième.
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son attention sur ce qu’elles ren-fermaient de précieux.

Cherchant donc à découvrirs’il existait entre les corps quicomposent notre globe , une :action également réciproque et 1semblable à celle des corps cé- jlestes sur la terre, dont il ré- !suite singulièrement cet effet jsi connu du flux et du reflux de '. la mer, il crut reconnaître queles planètes exercent une actiondirecte sur toutes les partiesconstitutives des corps animés ,singulièrement sur le systèmenerveux, moyennant un fluidequi pénètre , et que nous éprou-vons des effets alternatifs, ana-logues à ceux qu’éprouve lamer. En conséquence, à cettepropriété du corps animal quile rend susceptible de l’actiondes corps célestes et de la terre,il donna le nom de magnétismeanimal , au moyen duquel ilexpliquait les révolutions pério-diques dans les femmes , etcelles que les médecins obser-vent dans les maladies. L’har-monie des corps organisés, dit-il , une fois troublée, doit éprou-ver des incertitudes si elle n’estrappelée et déterminée par l'a-gent général. Le magnétismeanimal, malgré l'analogie deses propriétés avec cellesdel’ai-mant et de l’électricité, est es-sentiellement , suivant lui, dis-tinct de l’aimant. L’usage del’aimant, quoiqu’utile, est tou-jours imparfait sans le secoursde la théorie du magnétismeanimal. Mais comme on attri-buait à l’aimant et à l’électrici-té , les effets de la méthode cu-rative du sieur Mesmer , il dé-

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clare que depuis 1 "76, il s’estdéterminé à ne plus faire aucunusage de l’électricité ni de l'ai-mant. ( Journal de Paris , 1785 ,n°. 192 ).

Pour donner une idée deseffets singuliers qui résultent deson système , nous rapporteronslittéralement ce qu’il dit de lamanière dont il s’y prit pourconvaincre un incrédule , M.Ingenhousze, membre de l’A-cadémie royale de Londres , etinoculateur à Vienne. M. Mes-mer avait entrepris chez luile traitement d’une demoisellesâgée de 29 ans, nommée Æster-line , attaquée depuis plusieursannées d’une maladie convul-sive , dont les symptômes lesplus fâcheux étaient que le sangse portait avec impétuosité versla tête, excitait dans cette par-tie les plus cruelles douleurs dedents et d’oreilles, lesquellesétaient suivies de délire, fureur,vomissement et syncope. Versl’année 1775 , cette demoiselleéprouva une frayeur et un re-froidissement qui lui occasion-nèrent une suppression subite ;elle retomba dans ses premièresconvulsions. « J’invitai, dit M.Mesmer , M. Ingenhousze à serendre chez moi ; il y vint ac-compagné d’un jeune médecin ;la malade était alorsensyncope,avec des convulsions: je le pré-vins que c'était l’occasion laplus favorable pour se convain-cre par lui-même de l’existencedu principe que j’annonçais, etde la propriété qu’il avait de secommuniquer. Je le fis appro-cher de la malade dont jem’é-.loignai, en lui disant de ta. tou-