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A l’égard des marcottes qu’onpasse dans les mannequins, dansdes pots ou de petites caisses, ilfaut plus de précautions ; carcomme il y a peu de terre dansces vases,el le se d essèclie promp-tement, et il y a à craindrequ’en arrosant fréquemment lesmarcottes, on ne dérange laterre, ce qui nuirait à la pro-duction des racines. Dans cecas, il faut garantir du soleille vase , ta caisse ou le manne-quin , afin de prévenir le des-sèchement de la terre ; et pourentretenir toujours la terre hu-mide, on place un vase pleind’eau au-dessus de celui qui con-tient la marcotte, et on faitpasser l’eau du réservoir supé-rieur dans celui d’en bas , aumoyen d’une lisière qui faitl’ofïice de siphon.
Mais il est bon de savoir queplus on interrompt la commu-nication d’une marcotte avec sasouche, plus on avance la pro-duction des racines, mais aussiplus on risque de la faire périr.Il y a ici un milieu à garder ,qui n’est pas le même pour tousles arbres ; c’est à l’expérienceà l’indiquer.
Quand on fait beaucoup demarcottes, il ne faut pas croirequ’elles soient toutes autant gar-nies de racines les unes que lesautres; celles qui auront suffi-samment de bonnes racines,pourront, sans risque,être misesen pépinière ; mais pour nepoint perdre celles qui en au-ront fort peu, rien n’est mieuxque de les cultiver comme lesboutures. ( Mémoires de l’Aca-démie des sciences , année 1744 >pag- »)•
MAR
Un amateur de l'agricultureindique le procédé suivant pourmarcotter un arbre quelconque.Ce procédé, dont il s’est serviavec succès, est facile à prati-quer.
Si un arbre a poussé dansl’année une belle branche biennourrie, gourmande ou autre,il faut, à un pouce ou un pouceet demi au-dessus de la dernièretaille, cerner l’écorne en deuxdifférens endroits, d’environ 4à 5 lignes de largeur, dont onenlevera l’écorce, laissant unintervalle d’un bon pouce entreces deux incisions. On couvriraensuite les deux plaies avec duchanvre , à l’épaisseur de 4 à 5lignes, pour empêcher que lasève nes’extravase au printempssuivant. Celte branche ainsiopérée demeurera à l’arbre du-rant toute une année, pendantlaquelle elle formera un arbris-seau marquant fruit, et qui enproduira effectivement dès ladeuxième année, si l’opéraiiona été bien faite. Le temps pourla faire est le mois d’octobre ,lorsque la sève est sur son dé-clin. L’on 11e détachera celtebranche devenue arbrisseau,qu’au mois d’octobre de l’annéesuivante, observant de la cou-per à 2 ou 5 pouces plus bas quel’endroit incisé. O11 l’enterrera,en prenant soin de couvrir enentier le bourrelet supérieur.Les petites branches qui aurontpoussé au-dessus et au-dessous,et sur toute la hauteur qui en-trera en terre, ne seront pointcoupées, mais seulement ra-fraîchies ou raccourcies. Ellessont destinées à former des ra«