208 MAR
encore de fondre le plomb, etmême le enivre, ainsi que l’ontéprouvé différons physiciens.
MARM 1 TTE depierreullaire.(Voyez Chaudière').
MARNE. La marne est pourles terres un si bon engrais ,qu'il est important de pouvoirdécouvrir les endroits où l’onpeut en trouver chez soi. Lamarne ne se rencontre ordinai-rement guère avant dans la ter-re , souvent même elle n’est qu’àquelques pouces de profondeurau-dessous de sa surface. Les si-gnes qui indiquent qu’on trou-vera sous terre une marnière ,"sont, lorsque la charrue faitremonter une terre grise , sablo-neuse, et semblable à de la po-tasse; les terres argilieuses,stéri-les, bleuâtres, eten même-tempsgrasses, annoncent aussi qu’on/peut trouver de la marne ; lors-que le labour fait remonter despierres blanchâtres , qu’on lesexamine , que l’on en prenneentre les doigts pourvoir si ellessont grasses, friables ; qu’on jetteces pierres dans du fumier oudans de l’eau de fumier, etqu’on essaie si elles s’y dissol-vent ou deviennent friablesaprès y avoir resté quelquetemps ; qu’on examine les diffé-rentes couches de terre qui sontsouvent découvertes aux côtés> des montagnes et des collines,et l’on remarquera quelquefoisde la marne.
Si l’on fait usage d’une sondesemblable à celle qu’emploientles mineurs pour le charbon deterre, et qu’on examine le ter-rein dans divers endroits, on netardera pas à découvrir quelque
M A R
marnière, sur-tout si le terreîndonne les indices dont on vientde parler plus haut. ( VoyezTanière anglaise.
MAROQUINS. Personnen’ignore que les maroquins sontdes peaux de chèvres, de boucsou autres animaux , préparéesavec beaucoup de soin, et qu’ilssont supérieurs pour la finesse,aux autres peaux et cuirs d’unecertaine consistance. Après toutce qui a été dit dans VEncyclo-pédie , in-fol. , t. X , p. 146 , ettom. VII, des planches ; dansl’ Encyclopédie Méthodique , t.III des manufactures' et Arts,p. tC7, ett. VIII des planches;dans les Mémoires de l'Acadé-mie des Sciences, année 1766 ;dans l'art du maroquinier, fai-sant partie de la collection desarts de l’Académie , et dansd’autres ouvrages particulierssur la manière de fabriquer lesmaroquins, il semblait qu’il nerestait plus rien à desirer à cetégard. « Cependant le citoyenBroussonnet, consul de Franceà Mogador , a envoyé à l’Ins-titut National, la descriptiondes procédés pour la fabricationdes peaux de chèvres, appeléesmaroquins. L’on 11e verra peut-être pas sans intérêt les nou-veaux détails dans lesquels ilentre à ce sujet. Les procédéssont décrits d’après la manièredont on les emploie à Fez. Lespeaux sont entières et recou-vertesde leur poil. Les animauxayant été dépouillés, en retour-nant les peaux sur elles-mêmes,elles sont plongées dans l’eau ety séjournent trois jours ; ou lesexpose ensuite à l’air, et quand
elles