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Tome quatrième.
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TPnt avoir les yeux et le visagebrûlés ; ils ne voyaient plus.Mais un instant après ils recon-nurent n’avoir aucun mal; ilséprouvèrent une sensation defroid très-marquée par-tout oùle jet du bouillon avait frappéà uud, et il ne leur en resta nirougeur, ni ampoule, ni dou-leur. C’est un fait reconnu de-puis par l’expérience, qu’en cecas le bouillon s’élance très-liant , sort tout entier jusqu’àla dernière goutte, et que lamain portée sur le jet à un piedde haut ne faisait éprouverqu’une très-médiocre chaleur.On peut voir dans la CollectionAcad., part.franç. , t. I, p. 90 ,les changemens et additionsfaits à la mannitte de l’apiu,par M. Hubin.

En i-dô, M. Tillaye a aussitravaillé à simplifier cette ma-chine, et même à l’appliquer àdes usages domestiques comme011 peut le voir dans la Collect.Acad ., part. J'r.t. XIII, p 4 - ’-

Malgré les avantages qu’onpeut retirer d’une telle machine,ce qui larendd’un usage moinscommun, c’est qu’il y a quel-ques difficultés à vaincre : ilfaut qu’avec une force suffisantepour l'empêcher de crever aufeu, et avec la capacité d’unemarmilie ordinaire elle devien-ne assez simple pour être con-fiée aux soins d’uu domesti-que, et d’un prix qui s'accordeavec les vues d’économie quil’ont l’ait inventer. Si l’on 11eveut pas faire la dépense d’uneraiide machine, ou qu’on aitesoin de faire l’expérience pluspromptement, ou pourra réduire

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l’appareil à une poire creuse decuivre, de troisou qualrepoucesde hauteur, et épaisse de deuxou trois ligues, qu’on fera fondi ssur un modèle tourné eu bois, etqu’on achèvera sur le tour, tantpar dedans que par dehors.Cettepoire sera évasée par le haut avecun bord bien dressé à l’endroitde l’étranglement, pour rece-voir un couvercle, préparé etajusté comme celui de la grandemachine. Ce petit vaisseau avecson couvercle, se placera dansuncadi^le fer forgé tout d’unepièce, dont les deux petits côtésseront plus larges nu milieu ;celui d’en bas pour recevoir labase de la poire ; celui d’en hautpour servir d’écrou à une visde pression qu’on pourra serreravec un levier. Cette machinepourra s'échauffer dans un ré-chaud ordinaire rempli de char-bons allumés. Dans l’espaced’un bon quart d’heure les osdu tibia du bœuf, cassésen moi-ceaux, gros comme le doigt,seront parfaitement amollis.

Au reste, il paraît, d'après larapport inséré dans la DécadePhilosophique , 1 . 1II , p. 4^4 etÔ2i , qu’on pourrait se servird’une mannitte , et qu’on en ti-rerait à peu de chose près lemême parti en concassant les os,eten multipliant leurs surfaces.

Voyez, au mol Nourritureéconomique , le procédé de M.de Changeux , pour convertirles os en gelée.

La chaleur qui se produit danscette machine , est si forte, quel’eau y devient capable, non-seulement de dissoudre des os,et d’en extraire le suc , mais