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h plus avantageux à tirer dumarron d'Inde ? 1 st-il bon par-ticulièrement pour la nourrituredes b stiaux Nous allons don-ner ici le résultat de nos lectu-res sur cet objet, qui n’est pointà dédaigner.
Ou est parvenu, en Silésie,à tirer du fruit de cet arbre, quel’on a jusqu’ici regardé commepropre seulement à nous procu-rer de l’ombre, une huile, dela farine pour la colle, une pou-dre sternutatoire, une couleurnoireetun remède poqr iesche-vaux.
A l'abbaye d’Ancliin, pourobtenir du marron d’Inde unehuile bonne à brûler, on rédui-sait les marrons à une pâte ; onla mettait sur.le feu , et l’huilesurnageait. ( Collection Acad. ,partie franç. , tom. V , p. 19 ).
M. de Bon, de la Société roy.des Sciences de Montpellier , afait diverses expériences pourtrouver les moyens de rendreutiles les marrons d’Inde, enleur ôtant leur amertume. Sonmémoire est inséré dans le mê-me vol. de la Collection, p. y 5 .Son procédé consiste à fairetremper, pendant 48 heures,les marrons pelés et coupés enquatre, dans une eau de lessive,et à les laver dix jours de suite,dea4 en 24 heures, avec de l’eaupure, jusqu’à ce qu’ils aient prisune couleur blanche, et un goûtinsipide et sans amertuue. Cesmarrons, bouillis pendant 3 ou4 heures et réduits en pâte, don-nent aux volailles une graisseferme, blanche, tendre , et dumeilleur goût, tour conserverçes marrousadoucis, on les fait
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sécher sur des claies au soleil.(Journal de Verdun, août 1724,
p. 86 .
On trouve dans le journal in-titulé la Décade Philosophique ,tom. VIII, p. 464 , un procédéà-peu-pres semblable; il con-siste à peler les marrons, à lesfaire sécher, à les broyer et ré-duire en farine, à mettre celtafarine tamisée dans de l’eau,à l’agiter avec une spatule, à lulaisser reposer nue heure envi-ron , à décanter l’eau, et à re-commencer ce lavage 8à y-fois :on verse cette farine dans unsac de toile serrée; 011 la met eupresse ; on la fait sécher. Ellaest dépouillée de son acreté.
M. Marcandier a reconnu queces marrons d’Inde qui } quel-quefois, sont eii très - grandeaboudance,et qu’on rejette com-me inutiles, peuvent former uneespèce d’eau savonneuse propreà blanchir le linge.
On pèle les marrons ; 011 le»râpe en moléculesfinesavec un?râpe à sucre (si on travaillaiten grand , on aurait recours àd’autres moyens) ; on metcettapoudre dans de l’eau de rivièreou depluie;il fautenviron deuxmarrons râpés par pinte d’eau,que l’on fait chauffer , afinqu’elle dissolve les sucs astriil-geus alumineux, détersifs, lexi-viels et savonneux des marrons;on agite cette eau de temps eutemps pendant l’espace de 24heures, eton la décante ensuitede dessus le marc : cette eaudoit avoir la blancheur d’unseau de savon , et écumer un peutlorsqu'onl’agite.G'est dans cetteeau tiede-qu'on peut savonner le