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Mèchf.s de lampes. Nous li-sons dans l’ Encyclopédie , qu’onfaisait autrefois avec le lin d'as-beste , des mèches perpétuellesqui avaient la propriété d’éclai-rer toujours sans aucune déper-dition de leursubstance , et sansqu’il lut besoin de les moucher.Ces filamens de lin incombus-tible, sans avoir même été dé-pouillés de leurs parties terreu-ses par la lotion, étant mis danstin vase plein d’huile ou degraisse, éclairent, suivant M.Maliader, tant que dure lasubstance olégineuse ou sé-bacée.
Il ne paraît pas qu'on l’em-ploie aujourd’hui dans nos lam-pes. Si l’on en a fait usage an-ciennement, pourquoi ce moyena-t-il été abandonné ? Kircher,Mundus Subterraneus , lib. a, p./ f (i(), indique la préparation dei’asbeste, qui consiste, dit-il,à faire bouillir ce lin incom-bustible dans une très-forte les-sive de chaux et de cendre depastel : tel était, dit-il , le se-cret propre à donner à l’asbestela qualité delà soie, secret que,page 74 du même livre, il nefallait communiquer qu’auxrois et aux grands.
Au mot Amiante de l'Ency-clopédie , nous voyons qu’on faitavec des filets d’argent des mè-ches pour les léchants à l’esprit-de-vin. O11 trouve dans le Jour-nal de Verdun, octobre 1748,p. 274, l’annonce des mèchesincombustibles du sieur Lespar.
Quoiqu’il en soit, ce qui con-cerne les mèches de lampe, nepeut être regardé-comme indif-férent , et du côté de l’écono-
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mie, et du côté de la salu*brilé.
Quant à l’économie, la na-ture nous fournit, sans aucunepréparation de l’art, des mè-ches toutes faites dans la moëlede quelques végétaux. Dale-chanap, dans son Histoire desPlantes, indique deux espècesde scirpus d’une substance spon-gieuse , assez compacte, très-flexible, un peu sèche, et decouleur blanche. Pour la tirerdes tiges, on se sert de deux:épingles, que l’on passe à tra-vers le bout inférieur d’unetige , de manière qu’elles secroisent ; on les tient ensuite as-sujéties dans cette position , etaprès l’on prend le petit boutqui se trouve au-dessus desépingles ; on le tire en agissantcomme si l’on voulait partagerla tige en quatre parties égales;mais à mesure qu’elle se parta-ge, l’écorceabandonne la moëlequi, à la fin de l’opération *reste entière pendant que L’é-corce est séparée en quatre la-nières. Ce sont des mèches decette espèce qu’on vend com-munément dans les rues deParis .
Nous avons vu se servir avecsuccès, pour mèche de lampe ,d’une espèce de jonc qui croîtnaturellement dans les champs,et qu’on pèle aisément lorsqu’ilest encore verd. On indique à-peu-près la même chose dans laCollection Académique ., partisetrang. , tom. Xf, pag. 4 1 *•
On peut encore retirer unematière propre à faire des mè-ches et de l’amadou, avec lespas-d’âue ( tuscilago sarfara ,Linn .)