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harrasser de leur rareté; il lesdistribue par époques , et lespaie à raison de leur beauté, ouselon qu’elles lui sont nécessairespour fixer une époque ou for-mer le passage de l’une à l’autre.Celui qui s’attache à l’histoire,forme ses suites selon la succes-sion des princes ; il recherchecelles qui peuvent fixer les dif-férens évènemens de chaquerègne. Jusque-là il n’y a quecelles qui forment suites quisoient intéresssantes; mais lors-que l’on est devenu riche jus-qu’à un certain point, on donnedans le luxe; ou veut avoir toutce qui a existé; les moindresdifférences deviennent précieu-ses; une lettre changée dans lalégende, un revers très-indiffé-rent, maisqui n’est pas commun;enfin, une faute devient inté-ressante, et fait, aux yeux ducurieux , d’une médaillede très-peu de valeur une médaille sansprix, selon qu’elle est rare ouunique ; c’est cequi a fait naîtrel'idée d’en fabriquer de faussesau défaut de vraies : de très-habiles gens s’en sont mêlés, telsque le Padouan et le Parmésan ,qui non-seulement ont contre-fait des médailles rares, maismêmeen ont gravé qui n’ont ja-mais existé, telles que dePriam,d’Enée,d’Aristote,deCicéron,de Virgile et d’autres personnagesillustres. Au reste, ces médaillesdu Padouan et du Parmésan ,dont plusieurs ont même étécontrefaites, sont actuellementrecherchées , non pas commepièées antiques, avec lesquellesil ne faut jamais les confondre,mais comme de beauxœorceaux
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de l’art. Les coins du Padouanétaient, pour la plupart, dans labibliothèque de Ste.-Geneviève,à Paris .
Il a été mis en question de sa-voir si les pièces qui nous restentdes anciens, ont servi dans letemps, de monnaie courante.L’avis le plus commun et leplus probable, est qu’elles ctatété monnaies, à l’exception dequelques-uuesqui ne paraissentavoir été destinées qu à consta-ter la mémoire de certains faits.On les reconnaît à leur gran-deur , et en ce qu’elles ne por 1lent point l’empreinte de l’auto-rité publique,désignée par S. C.,qui veutdire exsenatus consulto.Ainsi, presque toutes les piècesqui nous restent ayant été frap-pées pour servir de monnaies ,elles 11 e peuvent porter l’em-preinte que de ceux qui avaientl’autorité, tels que les empe-reurs et leur famille, ceux quiétaient désignés pour leur suc-céder, les consuls, les rois etles villes. Toutes celles qui re-présentent des particuliers sontfausses ou au moins très-sus-pectes. Quant aux monnaies desrois et des villes, on n’en trouved’or qu’avant leur assujétisse-mentaux Romains; depuis ellessontquelquefois, quoique rare-ment, d’argent, mais ordinai-rement de billon ou de cuivre.11 en est de même des colonies ;la raison en est que dans tousles temps et dans tous les pays,lorsque les souverains ont ac-cordé le droit de faire battremonnaie, ils en ont toujours ex-cepté l’or. Il faut aussi exami-ner le titre de la matière, quia