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Tome quatrième.
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de plusieurs espèces ; ils con-sistent ou en représentations surla pierre ou le marbre; tels sontceux de la colonne Trajane etchantres de la même nature,sur lesquels on a sculpté en reliefdifférentes actions qui retracentlesmœursetlesusagesdu temps,ou en inscriptions mises sur lesmomimens et les tombes quiconstatent des évènemensoudesobjets de culte particuliers ;mais il est bien difficile de seprocurer la vue de tous ces mo-numens épars sur le globe, etqui se détruisent journellement;il faut s’en tenir aux imagesqu’en ont données ceux qui lesont voulu expliquer; mais lesrapports que l’on nous fait sontsouvent plus conformes à l’idéeque s’est formée l’auteur quiécrit, qu’à la vérité; ainsi, ilne faut s’y fier qu’avec ména-gement, et qu’autant que plu-sieurs personnes dignes de foiles ont vues de même ; mais ilnous reste encore une autre es-pèce de momimens que chacunpeut voir, étudier et consultera son aise ; ce sont les médailles.Quiconque médite d'en faireune collec tion particulière,doits’y préparer par une étude ap-profondie des langues ancienneset de l’histoire, s’armer de pa-tience et beaucoup voir avantdese livrer à son goût, à moiusqu’il ne soit propriétaire d’unefortune considérable, qui lemette en état de faire des sacri-fices. Il peut, dans‘ce cas, com-mencer par accumuler, d’autantplus qu’il faut beaucoup detemps pour former des suites in-téressantes, «t que d’ailleurs la

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vue des objets que l’on vent goii-naitre est quelquefois un moyctide plus, qui n’est pas inutile,pour conduire les gens riches àl’étude.

Celui qui ne veut pas êtredupe ni s’instruire trop à ses dé-pens, doit commencer par seméfierde trois écueils, qui sontla charlatanerie des proprié-taires, la friponnerie des mar-chands, et sa propre présomp-tion. Malheureusement tous lespropriétaires sont marchands ,et le brocantage des médaillesse trouve dans des mains quirougiraient de vous trompersur tout autre objet, mais qui,pour la plupart, sont peu scru-puleux sur cet article ; il y en amême plusieurs dont il faut au-tant craindre les mains que lesdiscours.

Si l’on voulait être raisonna-ble, ce goût aurait des bornes,attendu que celui qui amassedes médailles, 11e commencepa^ ordinairement par se pro-poser de rassembler tout ce quiexiste, mais son but est ou d’é-tudier l’art chez les anciens ,d’en connaître les progrès, laperfection et la chute, ou d'é-claircir l’histoire et de consta-ter les faits douteux ou incon-nus ; mais il est rare d’être assezsage pour en rester là ; les désirsaugmentent avec la jouissance,et l’on finit par l’insatiabilité.Ces différens goûts et ces diffé-rentes époques dans le goût,font varier le prix des médaillesaux yeux de l’amateur. Celuiqui s’attache à l’art cherche uni-quement celles qui sont d’unebelle conservation, sans s’eia-