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Tome quatrième.
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pas bien d’accord sur ce résul-tât. Car les uns veulent 3 1, d’au-tres 32 , .'d’autres 5 a et démi,d’autres 35 degrés de froid na-turel pour opérer cette conge!-lation ; ce qui peut provenir dela différence dans |e degré depureté du métal. M. MathieuGotherie, médecin de Russie ,a fait imprimer, en 1783, unouvrage russe, contenant desexpénencesentreprises pour dé-terminer le vrai point de con-gellation du mercure, et la dif-férence que le degre de puretédu métal peut y apporter.

Le 6 janvier 1786, à sept heu-res du matin, par un froid na-turel de 12 degrés, M. Achard,de l’Académie royale de Prusse,a fait, à Berlin , l’expériencede la congélation du mercure.Pour cet effet, il a suspendu li-brement une boule de verre jmincedansun mélange de neigeet de limaille de fer; après quoi,moyennant l’acide du salpêtrefumant et le sel, il a procuré,île la manière accoutumée, unfroid artificiel de 25 degrés;mais comme il ne suffisait paspour la congélation du mercure,il arrosa extérieurement cetteboule de napbte de vitriol, dontil accéléra l’évaporation parl’action d’un soufflet dirigé surcette boule; ce qui, dans l’es-pace de 5 i inimités , fit descen-dre le thermomètre placé dansla boule à 5 i degrés, et alors lemercure fut fixé. Cette expé-rience prouve qu’il 11e faut pasun froid naturel bien considé-rable pour réussir, et qu’unfroid artificiel convenablepeut amener le mercure à l’étal

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de condensation, lors même quele froid de l’atmosphère est àun moindre degré. ( Journal dela Blan.che.rie , 1786; p 49 -)

On avait douté que le sel lixi-viel des végétaux put étrecrys-tallisé. Cependant M, Lowilz,chimiste de Pétersbourg, a ré-duit la dissolution de potasse euCrystaux d’une manière très-facile , sans addition ni mélanged’aucun principe étranger.

Il fut curieux d’examiner lespropriétés de ces çrystaux, ettrouva , six jours après , par unetempérature de ia 5 degrés authermomètre de deLi!le(i 3 à 1 4au thermomètre de Réauinur ),qu’en le mêlant simplementavec de l’eau , il excita un froidartificiel de 149 degrés ( o à 1 ),qui approchait par conséquentdu terme de la congélation.

M. Lowitz chercha à em-ployer, le 24 décembre 1792»ses crystaux lie potasse. La tem-pérature naturelle était alorsseulement de 162 (6 à 7) degrés,et dans l’espace de i 5 minutes,un mélange de ce sel avec de laneige, produisit un froid de214 ( 34 ) degrés, et il en obtintune masse solide de vif-argentdu poids de deux livres.

Le lendemain , il venouvellala même expérience dans sachambre qui était chauffée,dont la température était aui 3 o c . degré (loàn) au-dessusde lacongellation;dans l’espacede 16 minutes il obtint un cy-lindre de vif-argent d’une livreparfaitement gelé, qui, au coupd’un marteau, se partagea endeux. Dans l’espace de troisse-coudes,ie vif-argent redevint àa