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Ja chaleur de la chambre, en-tièrement liquide.
Cette même expérience futréitérée le 26 avec le mêmesuccès.
Ce qu’il y a encore de remar-quable dans cette méthode d’a-mener le mercure j usqu à la con-gélation, c’est que le sel lixi-viel que l’on y emploie, de-meure sans perte ni détériora-tion, et que dans l’espace d’uneheure, il peut être employé denouveau et servir à uue pareilleexpérience ; ce qui n’a point ététrouvé possible jusqu’ici dansles autres moyens employéspour causer un froid artificiel.( Voyez les Annales de Chimie ,n°. 66, messidor an 5 . )
M. de Buffon, dans son Intro-duction à l'Histoire des Miné-raux , propose un procédé pourgelerle mercure dans ce climat-ci avec un degré de froid beau-coup moindre que celui des ex-périences de Pétersbourg ou deSibérie . Ce procédé consiste àrecevoir la vapeur du mercure,qui est le mercure même vola-tilisé par une très-médiocrechaleur dans une cucurbite oudans un vase auquel on donneraun certain degré de froid arti-ficiel. Le mercure en vapeur,c’est-à-dire, extrêmement di-visé, offrira à l’action de cefroid des surfaces si grandes etdes masses si petites , qu’au lieude 187 degrés de froid qu’il fautpour geler le mercure en masse,il n’en faudrait peut-être que 18ou 20 degrés, peut-être mêmemoins pour le geler en vapeurs.( Buffon , Supplém. t. II, p. 252.)
jîoio. Il y a lieu de penser
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que lorsque Buffon écrivit ceprocédé , il ignorait les expé-riences de Russie et de Berlin ,et qu’il aura oublié de le corri-ger en le livrant à l’impressionU y a sans doute aussi erreurdans l' Encyclopédie , t. X-, p.5 y 5 , i rc . col.
Le 18 nivôse an 5 (4 janvier1795), Hassenfraz, instituteurde physique de l’école centraledes travaux publics, aidé deplusieurs hommes de l’art, estparvenu , à neuf heures troisquarts du matin, à congeler lemercure à Paris , par un froidartificiel de 5 i degrés, le froidextérieur étant à 6 degrés etdemi au-dessous de zéro, ther-momètre de Réaumur; le mer-cure, qui a été congelé, étaittrès-pur : on l’avait obtenu dusulfure de mercure, et on l’a-vait distillé ensuite sur de lachaux et sur de la limaille defer; on a frappé quelques ins-tans avec un marteau froid surle mercure cougelé, et il s’estétendu. On a fait dans cette ex-périence deux observations re-marquables : i°. le mercure euse congelant, c’est-à-dire , enpassant de l’état de liquide àl’état de solide, diminue con-sidérablement de volume, sansdiminuer sensiblement de tem-pérature ; 2 0 . le mercure, en sefondant, a semblé augmenterde température, quoiqu’il y eûtencore dans ce mélange du mer-cure liquide et du mercure so-lide. Différentes circonstancesimprévues dans cette premièreexpérience, ont empêché d’ob-tenir de cette congélation tousles résultats que l’on s’était