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tant brusquement dans un lieuchaud, il en résulte, pendantplus d’un jour , une douleur ana-logue à celle qu’on nomme vul-gairement l’onglée. ( Bulletinde la Société Philomatique , an 7,n°. 2.5, p. 179, et Décade Phi-losophique, an 7, t. III, p. J2i.)
Le même effet avait été re-marqué dans l’expérience ducit. Hassenl'raz, ci-dessus citée.Un des assistans avait mis ettenu pendant quelque tempsdans sa maison le mercure ap-plati avec le marteau et encoresolide, et en avait éprouvé unesensation douloureuse» et sem-blable à celle que produit unebrûlure. Le mercure y avaitlaissé une trace blanche quiavait rougi ensuite. Cette tracefut encore sensible plusieursjours après l’expérience.
M, Bayen, maître en phar-macie, indique, dans une let-tre insérée dans le Journal dePhysique , pour l’année 1779, lesmoyens que l’on doit employerpour faire le mercure fulmi-nant.
Les précipités de mercure,qui, mêlés à une très-petitequantité defleurs de soufre, ontla propriété de fulminer avec leplus grand éclat, sont au nom-bre de trois.
Le premier est celui qu’on ob-tienten précipitantaVecl’alkalinon caustique, le mercure dis-sout dans l’acide nitreux ; ceprécipité est d’abord de couleurd’ardoise; il n’a pas encore lapropriété de fulminer; il cog-
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lient de l’acide nitreux que deslavages multipliés 11'ont encorepu lui enlever; on le lui enlèvepar une calcination légère surun bain de sable; ce précipitéest alors jaune. Cetté poudrejaune sera enfermée dans unebouteille que l’on fermera exac-tement; et toutes les fois qu’onvoudra la faire fulminer, on enmêlera, par une trituration lé-gère dans un petit mortier ,trente grains, avec trois à qua-tre grains au plus de fleur desoufre bien pure; on exposerace mélange dans une cuiller dçfer,sur un petit feu de charbon,ayant la précaution d’arrangerla poudre en forme d’un petitcône, et de 11e pas échauffer lacuiller trop brusquement. Cestrente grains feront une explo-sion pareille à celle d’un boncoup de fusil.
Le second précipité de mer-cure fulminant, s’obtient enprécipitant par l’eau de chaux xle mercure également dissoutdansl’acide nitreux.Ce précipitéest de couleur olivâtre; on em-ploie, comme pour le précé-dent. la dessication et le mé-lange ayec quelques grains defleurs de soufre.
Le troisième précipité s’ob-tient en précipitant, par l’eau dechaux , le sublimé-corrosif dis-sout dans l’eau distillée; il estd'un jaune éclatant : pour l’a-mener à l’état fulminant, onemploie les procédés ci-dessus.Ces précipités fulminans peu-vent se garder dans des flacons,le temps n’altérant point leurpropriété.
Il nous parait bien importa^