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Meules de mou lin. Les bon-nes pierres meulières sont de Inplus grande utilité dans lacons-truction des moulins, et toutescelles que l’on découvre ne setrouvent pas toujours avoirtoutesles qualités réquises pourêtre d’un bon usage, commed’être bien dures, et d'un grainqui ne soit ni trop ni trop peuserré. On avait abandonné lescarrières qui se trouvent auprèsde Nevers , parce que l’exploi-tation en était trop difficile : onles a rouvertes en 1761 , et 011en retire présentement d’excel-lentes.
Les pierres meulières setrouvent dans les carrières, parquartier , que l'on taille , etqu’on réunit avec des sercles ,ou eu blocs ; elles sont dures etdifficiles à détacher à cause del’adhérence de leurs parties: ony parvient par un moyen très-simple. Pour lesdétacherdu roc,on ne fait autre chose que decreuser tout autour et fort pro-ches les uns des autres, des pe-tits trous, d’environ deux pou-ces de profondeur, sur trois ouquatre lignes de grosseur ou dediamètre: on y fait entrer deforce autant de chevilles de boisde saule bien séchées au four;on jète ensuite de l’eau dessus;les chevilles s’en imbibent, segonflent, et tout le bloc de pierrese fend, la meule de moulin at-tachée au rocher s’en sépare.( Coll. Acad ,., part.franc, t. XII,P- 55 ). *
•Ou trouve dans le journal in-titulé la Décade Philosophique .,t. VI, p. 257 , et t. VII, p. 1 ,la description des carrières de
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meules de moulin, à NiederMennich, près d’Audernach,avec une gravure qui en repré-sente l’intérieur.
Qu’on calcule maintenant ,dit M. de Mairan , la force équi-valente qu’il faudrait faire agirpour soulever de tels poids, eten même-temps pour vaincreunepareille ténacitéde parties ;ce sont cependant quelquesgouttes d’eau introduites dansla substance poreuse du saule ,qui font l’office de cette force,et qui opèrent cette merveille.Mais par quelle force celte eaus’y est-Vtle introduite? Parquelle inécauiquey exerce-t-elleun effort si prodigieux ? Je n’yvois que L’action tranquille , et,pour ai nsi dire,spontanéedesonpoids. On aurait beau alléguerencore la raison du coin , le coinn’agit pas tout seul, ou il n’agitque par son poids, si une im-pulsion étrangère 11e vient à sonsecours : et où est ici cette im-pulsion , où est ce poids équiva-lent à l’égard de l’eau qui setrouve engagée dans les poresdu bois? Il faut donc recon-naître dans les parties de l’eauune force d’expansion qui leurest propre , et qui ne consistevraisemblablement qu’à cettetendance à s’incliner les unesvers les autres sous un angle dé-terminé, qui s’y manifeste dansla congellation, (tendance qui,comme nous l’avons dit auxmots Glace naturelle et Fon-taine de grès, augmente le vo-lume de T’eau dans sa congella-tion ). C’est à ce même prin-cipe que M. de Mairan rapportece qui arrive souvent dans lea