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etUécout’erfe.s,imprimé en 1793,t. J , p. 85 et t 1 - ).
MÉTROMËTRE. ( Voyez
Musique , § II ).
MEULE A AIGUISER . Ily en a de plusieurs espèces , etde différentes grandeurs ; lesunes sont en bois, en pierre ; ,celles des couteliers sontde grès ;celles des diarnantiers sont defer. Les meules de g>'ès ne doi-vent être ni trop tendres, nid’un grain trop petit et trop ser-ré; dans ce dernier cas elle n’apoint assez de prise sur le corpsdur que l’on veut user. 11 estnécessaire de mou il 1er la meule ;autrement l’acier s’échaufferaitpar le frottement, bleuirait etserait détrempé ; aussi l’ouvriera-t-il soin , lorsqu’il veut ai-guiser, que sa meule trempedans l’eau , par sa partie infé-rieure, ou qu’elle soit arroséed’eau par le moyen d’un goupil-lon qui distille de l'eau sur sameule. Si cette meule était d'ungrès trop tendre,il y a ce dangerqu’elle prendrait trop facile-ment l’eau ,simbiberait, se bri-serait par l’effetdc la force cen-trifuge, et tuerait l’ouvrier.
La Collection Académique ,partie française, t. XIII, p. 45 ,fait mention d’un accident dece genre, arrivé à un coutelierde Strasboug, dans le momentoù il repassait des instrumenstranchans.
Le 8 juin 1768,1m rémouleurrepassant des ustensiles de cui-sine dans une maison bourgeoise,a I vry-sur-Seine, près de Pa-ris , la meule sauta en l’air toutèn feu, et partagée en joooéclats, avec uu bruit semblable
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à celui d’une boëte à laquelleon a mis le feu ; un éclat de lapierre pesant trois livres , passapar dessus un petit bâtimentélevé d’environ 4° pieds , etalla tomber à 18 toises au-delàdans le jardin, où il brisa , parsa chute, une branche de til-leul. Un autre éclat presque dumême poids, glissa en tombantsur le parasol d’une jeune per-sonne qui regardait l’opérationdu rémouleur, mais sans causeraucun accident. Beaucoup d’au-tres éclats plus petits furent dis-persés aux environs, et une par-tie de la meule se trouva réduiteen pond re sur le pavé de la cour.La même chose était déjà arri-vée au même rémouleur. C’estiin phénomène à expliquer, etun sujet de méditation pour lesphysiciens .{Journalde Verdun ,août, 1768; et Coll. Acad.,part,franç., t. XIV , p. 109).
Chez les couteliers, les meu-les sont mises en mouvementpar une roue tournée par lemoyen d’une manivelle ; il y acet inconvénient, qu’elles exi-gent un tourneur, tandis que lecoutelier repasse, ce qui occupeune personne de plus, et est uneaugmentation de dépense.
En 1759, le sieur Songy,marchand coutelier, a annoncé,dans les papiers publics , unemachine pour faire tourner ,sans le secours de personne, desmeules et polissoirs de coûte?liers ( Voyez Coll. Acad., part,franç ., t. XIII, p. 46 et 4 1 5 ).
Meules de bled. Voyez aumot Paille , la manière de cous?truire celles que l’ou fait aptètjles récoltes,