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la liqueur séminale des fe-melles.
Si l’on fait des observationssur l'eau d’huître, sur de l’eauoù l’on ait fait bouillir du poi-vre, ou sur de l’eau où l’on aitsimplement faittremperdu poi-vre’, et encore sur de l’eau oùl’on ait mis infuser de la grained'œillet, les bouteilles qui con-tiennent ces infusions étantexactement bouchées, au boutde deux jours on voit dans l’eaud’huître une grande quantitéde corps ovales et globuleuxqui semblent nager comme despoissons dans nu étang, et quiont toute l’apparence d’être desanimaux ; cependant, dit M. deBuffon , ils n’ont point de mem-bres, et pas même de queues,ils sont alors transparens, groset fortvisibles:jeIesaivu chan-ger de ligure sous mes jeux , jeles ai vu devenir successivementplus petits pendant sept ou huitjours de suite, qu’ils ont duré,et que je les ai observé tousles jours ; et enfin j’ai vu, avecM. Néedham des animaux sisemblables dans une infusionde gelée de veau rôti, qui avaitaussi été bouchée très-exacte-ment , que je suis persuadé quece ne sont pas de vrais ani-maux.
L’infusion d’œillet m’offrit,au bout de quelques jours , unspectacle que je ne pouvais melasser de regarder; la liqueurétait remplie d’une multitudeinnombrable de globules mou-vans , et qui paraissaient ani-més comme ceux des liqueursséminales, et de l’uifusion de lachair des animaux : ces globules
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étaient même assez gros les pre-miers jours, et dans un grandmouvement, soit sur eux-mê-mes autour de leur centre, soiten droite ligne, soit en ligne,courbe les uns autour des autres;cela dura plus de trois semaines;ils diminuèrent de grandeurpeu - à - peu , et ne disparurentque par leur extrême petitesse.
Je vis la même chose, maisplus tard, dans de l’eau de poi-vre bouillie; et encore la mêmechose, mais encore plus tard,dans celle qui n’avait pas bouilli.Je soupçonnai dès-lors que cequ’on appellejenneritation pou-vait bien n’ètre que l’effet dumouvement de ces parties or-ganiques des animaux et desvégétaux ; et pour voir quelledifférence ily avait entre cetteespèce de fermentation et celledes minéraux, je misait micros-cope un tant soit peu de poudrede pierre, sur laquelle on versaune petite goutte çl’eau-forle, cequi produisit des phénomènestout différens; c’étaient de gros-ses bulles qui montaient à lasurface, et qui obscurcissaientdans un instant la lentille dumicroscope : c’était une dissolu-tion de parties grossières et mas-sives qui tombaient à côté ettombaient sans mouvement ; etil n’y avait rien qu’on put com-parer en aucune façon avec ceque j’avais vu dans les infusionsd’œillet et de poivre.
D’après ces observations mi-croscopiques si intéressantes,et où l’on voit, pour ainsi dire,lesélémensde la nature, on saitle système ingénieux qu’a pré-senté avec tant d’énergie et d’é-