Band 
Tome quatrième.
Seite
290
JPEG-Download
 

2 go MIC

fenêtre, reçoit les rayons du so-leil ; il est a j usté de manière quepar le moyen de vis, on l’inclinedans tousïessens que l’on desire,afin de suivre la marche du so-leil ; les rayons lumineux, ré-fléchis par le miroir , passent àtravers le tuyau ; là ils rencon-trent une grande lentille de ver-re dont le foyer est de huit ouneuf pouces; ou place ce quel’on veutobseï ver dans le porte-objet, et on le présente vis-à-vis le jet de lumière qui tra-verse cette première lentille;en face de l’objet, l’on appro-che uneautre!entille;les rayonsqui partent de dessus l’objet,traversent cette nouvelle len-tille, et vont se peindre, pro-digieusement amplifiés,sur unetoile, une muraille , ou un car-ton élevé verticalement à dixou douze pieds de distance, versle fond de la chambre Lors-qu’on veut dessiner l’objet qu’onobserve, on fait tomber l’imagesur un papier huileux , transpa-rent, on le voit distinctementdernière ce papier, et la main<ie portant point une ombre, onpeut prendre les traits et dessi-ner avec la plus grande exacti-tude. Ce qu’il y a de singulier,c'est que l’image de l’objetqu’i n observe est distincte àtoutes sortes de distances de lalentille. La raison de ces effetsde dioptrique , est que la len-tille est couverte du côté del’objet, avec une petite lame deplomb mince, qui n’a d’autreouverture qu’un trou percédans le milieu, comme celuiue pourrait faire une épingle ;’qù il suit que les jets de lu-

M1C

mière qui partent des diflerenspoints de l’objet , et qui vien-nentserroiserdanscepetit trou,restent dans toute leur longueur,comme des rayons simples etfort vifs: ils sont capables , parces deux raisons , de tracer dis-tinctement les images à diffé-rentes distances, et parce qu’ilsse sont croisés dans la lentille,ils peignent sur le haut de latoile, ce qui est placé en bas surle petit verre blanc qui porteles objets.

On voit avec étonnement lagrosseur prodigieuse des corpsqu’on observe avec ce micros-cope; une puce s’y voit grossecomme un mouton ; les poussiè-res de papillon ressemblent àdes feuilles d'œillets; un che-veu paraît gros comme un man-che à ballet ; et les plus petitsinsectes qu'on puisse saisir avecla pointe d’une aiguille dans leseaux croupies, se présententavec des formes et des variétésqu’on ne se lasse pas d’admirer.Comme les objets qu’on y ob-serve sont placés au foyer d’unverre convexe, ils peuvent yêtre exposés à un degré de cha-leur qui les dessèche trop vite,ou qui les fasse périr. Quand oncraint cet accident, il faut cou-vrir une partie du verre lenti-culaire, ou placer l’objet un peuplus près, ou un peu plus loinque le vrai foyer. Peut-être évi-teraiton cet inconvénient euéclairant le microscope solairecomme le propose M. Hill,(voyez ci-après page 293,à la finde l’article); on dispose plu-sieurs lampes, dont la lumièreréfléchie éclaire le microscope ;