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les objets se voient très-distinc-tement, on peut les dessiner àson aise, et l’on n’est point dansle cas d’interrompre ses obser- ivations pour attendre le retourdu soleil, obscurci quelquefoispar des nuages. Rien n’est sibeau que la circulation du sang,observée avec cet instrumentdans le mésentère d’une petitegreuouille, ou dans la queued’un têtard ; on dirait voir unecarte de géographie, dont tonteslesrivièresseraient animées pardes écouleinensréels.On peut,à l’aide de ce microscope, con-naître les parties simples et pri-mitives qu’on peut regardercomme les rudimens des plan-tes. Si l’on veut observer les par-ties organiques dont la naturese sert, que l’on coupe transver-salement uneraciue, et que l’onen présente au microscope unetranche fort mince, ce petitvolume s’agrandira, et on ydistinguera aisémeutune mem-brane extérieure destinée à ser-vir d’enveloppe à la racine, etqui est composée en partie devésicules et d’une substanceligueuse. Ensuite on verra lebois delà racine qui, dans quel-ques-unes , va jusqu’au centre,et dans d’autres, se termine autiers de ce même centre , avecdes vésicules qui se logent ré-gulièrement entre les parties dubois; on appercevra l’orifice despetits tubes ou veines que l’onpeut regarder comme aulantdecanauxpour ménager un passagelibre à l’air du dehors. Dans lesplantes où la substance ligneusene va pas jusqu’au centre com-me dau# la rave, on observe à
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cet endroit un amas de vésicu-les spongieuses semblables àcelles de l’écorce; comme lanature dans tout ce qu’elle faita un but constant, elle a mar-qué l’emploide chacune de sesparties, et cet emploi, le micros-cope le détnoutre de la manièrela plus sensible. Les vésiculesde l’écorce sont autant d’épon-ges qui sucent les sucs aqueux:de la terre d’où elles tirentleur vie végétale. La pelliculede l’écorce crible et élabore cessucs, pour les assimiler à la na-ture du parenchynje; d'autresvésicules les filtrent de nou-veau , et les atténuent en les.transmettant successivementjusqu’à ce qu’ils arriven tau cen-tre ; enfin ils sont portés dans lapartie ligneuse de la plante. A,l’aide du microscope solaire,on peut tracer avec facilitél’image de tous ces objets surun transparent. Les organes desplantesn’y sont pas équivoques;c’est peut-être undesplus beauxspectacles et des plus flatteurs,que la vue de cet ordre admira-ble, dans lequel la nature a dis-posé les vésicules, la substanceligneuse, les tubes et le paren-chyme dans la rave, l'absynthe,le saule , le buis, le chêne, etc.Il semble même, à cet aspect,que l’on aille rendre compte dela variété des saveurs dans lesplantes et les fruits ; dire , parexemple, pourquoi la poire etla pomme, qui naissent voisi-nes l’une de l’autre, sont cepen-dant si différentes par Je goût;montrer que leurs racines etleurs branches n’ont pas unefilière semblable , et que pro»