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paysan à une personne qui enétait fort incommodée, et quetout l’art des médecins ne pou-vait guérir. II s’agit de remplirune cruche de grais environ auxdeux tiersd’eau bouillante; d’yjeter un bon gobelet de vinai-gre ; d’exposer à la vapeur decette eau son visage bien enve-loppé ; d’y rester à - peu - prèsl’espace d’un quart d’Iieure; des’essuyer ensuite, et de se cou-cher pour éviter qu’aucun airfroid ne frappe les parties péné-trées de la vapeur chaude. Lamigraine est,dit-on, dissipée àl’instant.
Quelquefois les maux de têtesont occasionnés par la vapeurdu charbon.
MILLE-PERTUIS (Ratafiade). Le ratafia dont nous allonsdonner la recette, passe, non-seulement pour être agréable,mais encore pour aider à la di-gestion et pour entraîner, parles urines, les glaires et le gra-vier des reins.
On mettra une pinte d’eau-de-vie sur quatre onces de fleursà'hypericitm dans un vaisseaude verre bien bouché ; on l’ex-posera au soleil pendant quinzejours ou trois semaines; on pas-sera la liqueur, et on y fera fon-dre douze onces de sucre.
MINÉRALOGIE. Ce quitient à l’existence de l’hommeet à ses premiers besoins , setrouve à la surface de la terre:l’air, l’eau, les plantes, lesfruits, sont à notre portée. Lanature, libérale à notre égard,en nous donnant des sens, a mis
1 t res de nous de quoi les satis-aire; mais elle ne nous a pas
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rendu si facile la jouissance desobjets dont nous nous sommesfait des besoins secondaires. Ades profondeurs plus ou moinsconsidérables, se trouvent lesmétaux, les fossiles et les miné-raux , que la plus grande com-modité, les progrès de l'indus-trie, les conventions sociales ,le luxe et la vanité nous ontrendu nécessaires. C’est par degrands travaux , à force de braset au risque continuel de la vie,ue des millions d’hommes con-amiiés à passer leur vie dansdes souterreins obscurs , dansde vrais cachots, sont occupésà arracher ces productions desentrailles de la terre.
Quid non mortalis pectora cogitA an sacra famés ?
. La minéralogie peut être en-visagée sous deux rapports, l’é-tude des corps de la nature quela terre renferme dans son sein,et le travail des mines. Commescience, elle nous invite à des-cendre dans la profondeur descarrières et des mines, à visiterles monumens de l’antiquité dumonde , à observer les fentesperpendiculaires , les coucheshorizontales, les filtrations, lessédimens , les empreintes, lesincrustations, les dépôts lentset successifs , les minéralisa-tions, les crystallisations et tou-tes les formes régulières ou irré-gulières , opaques ou transpa-rentes, solides ou fluides; lesqualités dures ou tendres, con-crètes ou molles , flexibles oucassantes, pesantes ou légères ,agglomérées ou pulvérulentes,
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