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Tome quatrième.
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au miel son goût de cire , en lefaisant bouillir avec du char-bon. On a obtenu un résultatà - peu - près semblable, en yplongeant un fer rouge. La sa-veur du miel n’est plus alorsque celle d’un s3'rop fait avecdu sucre. Au mot Mêlasse , j’aiindiqué le procédé du citoyenVauquelin, pour le rendre pro-pre à remplacer le sucre. En-core quelques efforts, et peut-être arrivera-t-on au but quepropose la Société économiquede Russie .

§ I çr . Miel tiré des feuilles de-tilleul.

M. Margraff, en faisant dèsexpériences chimiques sur lesdiverses parties du tillçul , areconnu qu’on pouvait retirerde ses graines une espèce deçhocolat ; de ses feuilles et de sesfleurs,un esprit-de-vin.

Il prit aussi quatre onces defeuilles de tilleul séchées àl’air ; il les mit en digestionavec suffisante quantité d’es-prit-de-vin, le plus rectifié j ilfiltra la liqueur qu’il en avaitexprimée , enleva l’esprit-de-vin par la distillation ; il recon-nut que l’extrait qui était de-meuré se séparait en deux par-ties, dont l’une, comme iinerésine pure, était au fond duvaisseau, recouverte d’une subs-tance fluide comme du miel ; ilsépara la partie résineuse eny versant de l’eau tiède, quiaugmenta la fluidité de la partiemielleuse; ayant fait épaissirde nouveau cette dernière à lachaleur, il obtint un miel par-fait, ayant un goût douçeâtre.

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_ Voyez au mot Sucre la ma-nière d’en faire avec du miel :voyez aussi au mot Fleurs , l’ar-ticle de la fécondation artifi-cielle des fleurs.

MIGRAINE. Les remèdesqui appaisent avec promptitudeles douleurs, sont sans doutedes plus précieux. On apprendde Londres qu’en moins de 5 ou6 minutes on peut se guérir desmigraines lesplus violentes, despesanteurs, des douleurs de têtevagues. Il ne s’agit que de se frot-ter le front avec l’étfter. Cet effetsalutaire est peut - être occa-sionné par la liqueur des plussubtiles et des plus volatiles quis’introduit à travers les poresabsorbans de la peau , lève lesobstructions , rétablit dans lesplus petits vaisseaux une circu-lation facile; ou bien l’éther,ens’évaporant,occasionne un froidqui, donnant plus d’élasticitéaux vaisseaux, leur donne lafacilité de faire circuler les flui-des plus aisément. Au défautd’éther, on peut employer desliqueurs spiritueuses, tellesquel’eau de la reine if Hongrie , s’enfrotter la partie delà tête où ladouleur se fait sentir, soufflerdessus pour faciliter l’évapo-ration de la liqueur , et l’onéprouve qu’à mesure qu’on souf-fle , la douleur de tête diminue.

Voyez dans le Journal dePa-ris du 25 février 1778, des, ob-servations sut - l’usage intérieurde l’éther dans la migraine :c’est le même remède que nousavons indiqué pour le hoquet.

On lit dans les Affiches d'Or-léans,un remède extérieurcon-tre la migraine, indiqué par un