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niable ouvrage recommande auvoyageur minéralogiste, qui nepeut trainer avec lui un labora-toire et des appareils, l’usagedu chalumeau pour mettre enfusion les échantil Ions de miné-raux. ( Voy. un grand mémoireau sujet de cet instrument, dansle Journal de Physique, 1781 ,p. 1/07 et 467 )• Avec le chalu-meau, quelques flux et deuxjoutrois petits flacons d'acide, onpeut faire nombre d’expérienceset d’essais minéralogiques.
S’agit-il de faire en grand l’a-nalyse d’une substance miné-rale , on trouvera dans le 3 e . ca-hier du Journal Polytechnique ,pas. 287, l’indication et les dé-tails des opérations successivesqu’elle exige, appliquées à l’a-nalyse de la calcédoine duCreuzot. On y apprend à noterles produits, à les séparer et lesréunir suivant les circonstances,et l’on y trouve tout ce que l’arta acquis par les longs tâtonne-mens et les travaux industrieuxdes plus habiles chimistes.
L’Académie des sciences deManheim a proposé, en 1786,la question suivante :
« Par la forme extérieure des» montagnes, et particulière-» meni par les pierres et lesro-» elles dont elle est composée ,» peut-on parvenir à connaître3) si elle contient ou non des fi-33 Ions ou des couches métalli-33 ques? Quelles sont celles de>3 ces pierres ou de ces roches33 qui font espérer plutôt un33 métal qu’un antre? Quelles33 sont celles qui sont stériles?33 De la manière dont ces33 pierres sont disposées dans
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» l’intérieur d’une montagne,')3 peut-on aussi tirer des indices’• de l’existence d’une mine?»Un mémoire français et un mé-moire allemand ont partagé leprix,quoiqu’ilsn’eussent ni l’unni l’autre entièrement remplil’objet proposé.
M. Pelletier, dans un mé-moire lu au collège de pharma-cie, en 1785, pense que la fa-culté qu’ont les substances vol-caniques de recevoir et de trans-mettre l’électricité, est à-peu-près un moyen certain de lesdistinguer.
C’est un préjugé passé en pro-verbe que, où l’on trouve du gra-nit , il ne faut chercher ni minesni minerais. M. Kapf a démon-tré le contraire dans la Descrip-tion des mines de la vallée deKinzig , principauté de Furstem-be.rg, ouvrage allemand impri-mé en 1785.
Pryce , dans sa Descriptionminéralogique de la province deCornouailles , dit qu’il n’est passansexemple de trouver des gan-gues de nature schisteuse.
Nous invitons nos lecteurs àlire l’article Montagnes , de cetouvrage ; ils y trouveront desréflexions utiles sur la manièrede les observer extérieurementet intérieurement.
Après avoir envisagé la mi-néralogie sous son premier rap-port , il nous resterait à parlerdu travail intérieur des mines ;mais ce 11’est point dans un ouvra-ge de la nature de celui-ci qu’ons’attend à trouver un traité surla recherche des mines, leurexploitation, l’interruption desfilons, l’essai et la foute des mi-