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sortir une fumée très-abon-dante ; et en ne donnant qu'unechaleur un peu moindre quecelle qu’exige la fusion , on feraévaporer le métal au point d’endiminuer considérablement lepoids C’est un fait que M. deBufTon cite comme fondé surl’expérience, et qu’il indiquecomme un moyen peut-être defaire des alliages plus intimeset plus purs, en recevant les va-
f ieors des diflerens métaux etes mêlant ensemble.
En quatrième lieu , pour lagraduation des thermomètres.(Voy. Thermomètre gradué avecun miroir ardent. )
§VI. Miroir ardent de verre d'uneseule pièce , à foyer mobile.
M. de BufTon , dans son In-troduction à P Histoire des Mi-néraux , t. II, p. 262 , donne ladescription et la ligure de mi-roirs qu’on peut rendre plus oumoins concaves à volonté.Voicison procédé: li a pris des glacesde miroir ordinaire , d’un piedet demi , deux pieds et troispieds de diamètre , lésa fait ar-rondir, les a soutenues sur uncercle de fer bien égal et bientourné , «après avoir fait dans lecentre de la glace un trou de 2ou 5 lignes de diamètre , poury passer une vis, dont les pastrès-fins entraient dans un petitécrou posé de l’autre côté de laglace , et derrière une barre defer fixée diamétralement sur lecercle de fer , et qui servait depoint d’appui à la vis décom-pression. En serrant cette vis,il a courbé assez les glaces de 3
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pieds, pour brûler depuis 3 opieds jusqu’à 5 o. Il paraît qu’iln’a pu les faire courber.pl us quede 2 lignes 3 / 4 - Les glaces de 18pouces ont brûlé à 25 pieds. ( V.aussi Coll. Acad ., partie franc .,t.X,p. 7 5 .)
Mais comme le trou pratiquédans ces glaces pour recevoir lavis forniesolution decontiuuité,et qu’il est difficile de les cour-ber beaucoup sans rompre , il aimaginé un moyen fort ingé-nieux , mais dont il n’a pointfait l’épreuve, et qu’il annonced’ailleurs être plus de curiositéque d’utilité réelle. Ce seraitd'ôter l’étamage dans Je centrede la glace , de largeur de p ou10 lignes; de façonner avec unemolette cette partie du centre ,en portion de sphère d’un poucede foyer;d’enfermer cette glacedans une espèce de tambour quicontiendrait une petite nu'cliesoufrée, placée immédiatementau dessous de la convexité faiteà laglace.Ilarriveraitquequandon présenterait ce miroir ansoleil, les rayons transmis à tra-vers cette partie du centre de laglace, et réunis au foyer d’unpouce , allumeraient la mèchesoufrée dans le tambour. Cettemrche, en brûlant, absorberaitde l’air, et par conséquent lepoids de l’atmosphère feraitplier la glace plus ou moins , se-lon que la mèche soufrée brûle-rait plus ou moins de temps*M. de BufTon a sûrement sentitous les inconvéniens de ce pro-cédé , puisqu’il conseille desubstituer à la mèche soufrée unepompe pneumatique, qui,adap-tée au tambour, en tirerait uue