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certaine quantité d’air, en sorte
? [ue le poids de l’atmosphèreèrait courber la glace en pro-ortion du vuide que formeraita pompe , et par conséquent laglace brûlerait à plus ou moinsgrandes distances.
Quant à la manière de monterces différées miroirs, on en peutvoir les détails dans la description et les planc hes qu’en donneM. de Buffon , dans le volumeci-dessus cité.
Quoique cette théorie soit enapparence ingénieuse, il est aiséde voir qu’elle n’est pas prati-cable: ainsi nous nous conten-tons de l’indiquer, à cause de lacélébrité de son auteur, sans enconseiller l’essai.
On pourrait faire un miroirardent avec un morcean de
F lace naturelle; mais il faut queeau ait bien bouilli avant dela faire geler , parce que , ■con-servant le moins d’air possible ,elle en est plus dure et réfléchit
f ilus activement les rayons so-aires. Le célèbre M. Mariottea fait de ces miroirs, dont ils’est servi avec succès.
L’Académie del Cimenta, en1667, a voulu éprouver si unemasse de 5 oo livres de glace,exposée au devant d'un miroirconcave, ferait baisser la liqueurdu thermomètre, par réflexion.O11 a Cru appercevoir cet effet,mais l’expérience n’a pas paruassez concluante , pour l’attri-buer au miroir plutôt qu’à laproximité de la glace. ( Collée.Academ. , part, et rang. , t. I er . ,
P- <V>- )
C’est une vérité bien cons-tante , que les rayons lumineux
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de la lune réfléchis par un mi-roir concave, ne donnent aucunechaleur. 11 faut lire dans laCollection Acad., part.Jranç. , t.II, p. 4°5 , l’expérience faiteparM. de laHire. Voyez, aussiCollect. Académ. ,part. étrang .,tom, VI, p. 4^2.
§ VII. Second effet des miroirsconcaves.
Les miroirs plans et ceux quisont convexes , nous font tou-jours voir l’image de l'ojetder-rière la surface réfléchissante ;il n’en est pas de même du mi-roir concave , au moins en cer-tains cas, comme .nous l’allonsexpliquer dans un instant; po-sons auparavant des principes.Lorsque les rayons tombent pa-rallèles sur le miroir, ils se réu-nissent après la réflexion , etviennent converger à un pointqu’on nomme foyer , et dont ladistance est du quart du dia-mètre de la sphéricitédu miroir.S’ils viennent convergens dansleur incidence, le fbyerse trouveplus près du miroir que celuides rayons parallèles , et si cesmêmes’rayons arrivent diver-gens , leur point de réunion oùse fait le foyer, est plus éloignédu miroir que celui des rayons
f >arallèles. Ainsi l'objet placé à 1a même distance , le foyer desrayons parallèles se trouve auquart du diamètre de la sphéri-cité du miroir en avant: le foyerdes rayons convergens,plus prèsdu miroir environ de la moitiéde l’espace, entre le miroir et lefoyer des rayons parallèles : etcelui des rayons divergeas, plus