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le plat, situation où elle setrouve alors dans le gousset d’unliomnie assis. Lorsqu’on la quit-te , on doit la pendre à un clou,parce que sa pesanteur l’y tienttoujours dans la même direc-tion , et qu’alors le balancier estsitué avantageusement pour lajustesse et la durée de la mon-tre, qui est alors plus en sûreté,et dont la boîte est moins endanger de se rayer. Une montrene doit être ni ouverte, ni lais-sée à la poussière: il faut la ga-rantir de la poudre des perru-ques et de l’haleine. Il est im-possible de la tenir toujoursdans une même température ;mais autant qu’on le peut, il fautl’y conserver, afin que l’huileait toujours la même fluidité. Sidonc un homme quitte sa mon-tre pendant l’hiver, il doit lapendre à la cheminée , afinqu’elle ait une chaleur appro-chante de celle du gousset. Ilfaut aussi, autant qu’on le peut,remonter sa montre à la mêmeheure , afin de prévenir les pe-tites inégalités qui pourraientse trouver dans la fusée. Il estdangereux de tourner l’aiguilled’une répétition pendantqu’ellasonne; mais il ne l’est point dela tourner à rebours. Lorsqu’onmet une montre à l’heure, lameilleure manière est de tour-ner l’aiguille des minutes par leplus court chemin. Il n’y a queles réveils et les anciennes hor-loges à sonnerie, où il soit dan-gereux de tourner les aiguillesà gauche.
Il faut toujours qu’une mon-tre à secondes ait une petite dé-tente pour l’arrêter quand on le
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souhaite; sans cette pièce, quebeaucoup d’horlogers omettent,une montre de cette espèce de-vient inutile pour la plupart desopérations. Ou ne peut pas mê-me la mettre à la seconde ; carl’aiguille qui les marque est tropfaible. Eu la tournant, ou cour- *rerait risque de la fausser et dela faire accrocher aux autres ai-' guilles. Pour mettre une montresur la seconde, il faut, i°. l’ar-rêter par la détenté, lorsquel’aiguille des secondes estsur6o;i°. mettre l’aiguille des minutesavec la clef aussi sur 60, et enavance à la pendule à secondessur laquelle on veut la régler,et quand la montre et la pen-dule se trouventensembie, tairepartir la détente.
Une montre qui est bonne, vaordinairement bien tant quel’huile se conserve à ses pivots;maisquand une fois elle s’en estévaporée, soit par l’action del’air, soit par celle de la cha-leur du gousset, ce qui arrivequelquefois au bout de trois ouquatre ans au plus , alors ellese dégrade, ses pivots se rouil-lent et rongent leurs trous.En cecas, elle s’userait plus en six ousept ans, qu’elle ne le ferait encinquante,si on la nétoyaittousles deux ou trois ans.
M. Féron , horloger à Paris ,rue Dauphine, chez Joinbert,libraire, a annoncé , en 1773,une montre sans roue ni pignon,qui marquait le quantième dumois,etlesmoisde l’annéed’unafaçon nouvelle, sans être obligéd’y toucher dans aucun mois, nimême dans les années bissex-tiles.
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