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Ce n’est point un fait étranger .à cet ouvrage, que celui consi- Igné dans \e Journal de Paris, du iJ 4 novembre 1778 , d’on voleurjde Moravie , qui, pendant sa;détention dans les prisons de|Brinn, étaitparvenu à faireune!montre de paille , susceptibled’aller deux heures sans être re-montée.
(Voyez dans la Collect. Acad.,partie franç. , t. XIII, p. 588,,la description d’une montre de.nuit, au moyen de laquelle, par;le simple tact, on peut connaîtrel’heure qu’elle marque.
MORDANT. C’est la matièreque l’on applique d’abord surles corps que l’on veut dorer , 'afin que les feuilles d’or puis-sent s’y fixer. Les mordans quel’on emploie ordinairement, sè-chent avec peine : l’or s’y noie,si on s’en sert trop tôt ; il netient pas , pour peu que le mor- !dant soit un peu trop sec. Alors !on est obligéd’y ajouter une nou-velle couche, et d’attendre 24 !ou 56 heures, selon la saison, latempérature de l’air, le lieu oùon travaille, afin de saisir aujuste le moment où l’on doit ap-pliquer sou or en feuilles.
Le mordant dont on donne icila recette, n’a pas ces inconvé-niens : un quart-d’heure suffitpour le dessécher au point où ilest nécessaire. On prend une li-vre d’huile de lin , six oncesde litharge d’argent, une oncede térébenthine, une once depoix-résiue, une once de terred’ombre, une once de gomme,un oignon et une croûte de painbis. Mettez le tout dans un potde terre vernissé, et faites-Ie
MOR
bouillir pendant trois ou quatr©heures, ju qu’à ce qu’il soit as-sez cuit. On connaît que la com-position est assez cuite, lors-qu’on en prenant avec une cuil-ler et la laissant couler, on voitqu’elle Rie. Lorsqu’on a ôté lepot de dessus le feu, et que lamatière est presque refroidie,on ôte l’oignon et la croûte depain bis, et on y ajoute un quar-teron d’huile essentielle de téré-benthine : on passe le toutdausun linge, et on le conserve dansune bouteille , pour s’en servirau besoin.
Lorsqu’on veut dorer sur bois,on commence à mettre sur lebois une ou deux couches de ver-nis ( voyez au mol Vernis brunde la Chine ')-, on’ mêle ensuiteun peu devertnillondansle mor-dant, que l’on détrempe avecun peu d’huile essentielle de té-rébenthine , pour le rendre pluscoulant. Alors on en met unecouche sur le bois. Au bout d’unquartd’heure, le mordant est enétat de pouvoir happer les feuil-les d’orque l’on applique dessusavec un peu de coton pour lesfaire tenir. Le même mordantpeut servir pour faire tenir ladorure sur le fer: mais alors iln’est point nécessaire d’étendreauparavant une couche de ver-nis. ( Encycl. in-J'ul. )
Il y a encore un autre procédétrès-simple pour attacher l’orou l’argent en feuilles sur descorps: par exemple, du miel,de fa bière et de fa gomme ara-bique bouillis ensemble , for-ment un mordant; le suc d’-ail,d’oignon de jacinthe, et iagoin-me arabique même toute seule,