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Tome quatrième.
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cespelilespierres doivent avoirau moins une face plate et unie,ou à-peu-près , laquelle doitêtre exposée à la vue, et queles autres côtés soient un peuplus petits que la face ; car c’estla partie qui doit entrer dans lemortier pour les retenir contrel’enduit j il faut encore que cespetites pierres uesoient pas lui-santes ni polies ; car on n’enverrait pas la couleur à un jourqui réllécliirail la lumière. Lesplus petites pierres seront pluspropres à faire un ouvrage plusdélicat et plus fini, mais l’exé-cution en sera plus longue ; ce-pendant, il n’est pas nécessaireque ces pierres soient d’égalefigure, pourvu qu’011 les puisse

F lacer fort proches l’une deautre, et qu’il n’y ait pas degrands vuides entre deux ; c’estpourquoi il faut en avoir dontles faces soient de toutes sortesde figures , pour suivre plusexactement les contours du des-sin. Il faut enfin que la surfaceextérieure de toutes ces pierresensemble quand elles sont à leurplace, soit la plus unie et égalequ’il sera possible , ce qui ren-dra l’ouvrage plus propre etplus parfait, et qui lui fera faireun meilleur effet.

Lorsque le premier enduit estfait sur le mur, ( comme le pre-mier qu’011 fait pour la peintureà fresque) et qu’il est bien secet fort rude, on mouille un peuJa place sur laquelle on veuttravailler, et l’on y ponce avecde la pierre noire pilée le des-sin ou carton de papier qui doitêtre piqué pour cela; ensuiteen met du mortier lin d’une

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épaisseur médiocre et égale surchaque petite place ; on nenasse pas le li ait du dessin ; ilfaut le conserver et placer dan*les contours de petites pierres,en les trempant dans lo mortierun peu clair ou liquide, qu’ondoit avoir tout prêt dans un»augeoujattede boisjquand onacouvert de pierres un petit es-pace , il faut un peu les battreavec une règle épaisse et fortepour les dresser par leur surfacequi parait au-dehors , à-peu-près comme les carreleurs fontle carreau : mais il faut bienprendre garde quand on lesdresse ainsi avec la règle, quele moi tievsoit encore tout frais,car sans cela, on romprait laliaison qu’elles ont avec le mor-tier.

Quand on fait quelques par-ties délicates, comme une tête,une main , ou autre chose sem-blable, on pourrait avoir letrait de ces parties fait à l’en-cre , sur du papier blanc, fin ethuilé, afin qu’en l’appliquautsur l’ouvrage, tout frais fait, ouconnût si le dessin n’en seraitpas altéré ; car on verrait l’ou-vrage fait an travers du papierhuilé, et s’il y avait quelquedéfaut, on pourrait le corrigeravant que le tout fut bien sec.

Si le mortier déborde un peuen quelcfties endroits entre lesjoints des pierres, qu’il fautfaire tous les plus petits qu’ilsera possible, on doit le ratisseravec la truelle qui sert dans toutce travail : mais comme lespierres se barbouilleuttoujoursun peu de mortier, et principa-lement eu les dressant avec la