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règle, lorsque toutsera bien sec,ou les ratissera le plus propre-ment qu’il sera possible, avecun couteau ou ratissoire: eten-fin on les frottera avec un mor-ceau de bois 'et du ,-ablon fin ,avec de l’eau pour les nétoycrentièrement, en les lavant en-suite avec de l’eau comme onfait pour les carreaux des cham-bres , ce qu’on appelle décrot-ter ; et comme les pierres nedoivent point avoir de luisant,le sablon doux ne gâtera rienà l’ouvrage.
Si l’on veut faire quelquechangement , quand tout estfait, il sera bien aisé, puisqu’iln’y aura qu’à abattre jusqu’aupremier enduit qui doit toujoursrester.
On peut voirce qui est dit deces procédés dans VEncyclopé-die j il en est aussi fait mentiondans un ouvrage intitulé : Pro-menade. de deux Parisiens , parM. Bntssel , t. II, p. 58 .
Cette espèce de peinture doitdurer autant que le mur sur le-quel elle est, sans aucune alté-ration des couleurs; et l’on envoit quelques pièces fort ancien-nes , aussi belles et aussi fraî-ches que quand elles out étéfaites ; mais on ne s’en sert or-dinairement que dans de grandsouvrages qui doivent être placésloin de la vue; cependant on ei.voit quelques petits morceauxqui sont fort finis, et qui ont étéfaits avec autant de soin et dedélicatesse que de patience.
Pour dorer dans cette espècede peinture, on a de petitespièces de verre blanc, ou olair,épais et doré au feu d'un côté;
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et c’est le côté doré qu’on ap-plique sur le mortier, la sur-face extérieure du verre servantde vernis à l’or: ces petits mor-,ceaux de verre doivent êtrede la même grandeur que lesautres pierres colorées. Maispourdécrotterou ôter le mortierqui déborderait entre les petitespièces de verre, il faut seule-ment les ratisser proprementavec un couteau, et les laverensuite avec de l’eau ; car le sa-blon étant frotté sur le verre leternirait, et le brillant de l’orne paraîtrait plus au travers ;aussi bien le mortier n’est pasbien adhérent au verre.
On a dit que toutes les pierresqu’ou emploie à celte espèce de
f teinture doivent être des cail-oux ou marbres colorés , oublancs, lesquels il faut choisiret rechercher soigneusement,en les séparant et triant entretous leg marbres de différentescouleurs et veines qu’on trouvedans les rochers, en mettantchaque teinte à part dans cha-que couleur : mais comme ilsera difficile d‘en recouvrer detoutes les couleurs nécessairespour la teinture, il en faudrala ire d’artificiel les par le moyendu feu, lesquelles ne seront quede gros émaux imparfaits, com-posés de sable et quelques mi-néraux fondus ensemble, et quiseront au moins aussi durs queles marbres, comme on en trou-ve d’un bleu verdâtre clair, quise séparent du fer quand on Ipcoule après avoir été fondu.
Voyez dans le Journal de Pa-ris, des 18 et 5 i mars, n et 16avril 1777, des réflexions pour