Band 
Tome quatrième.
Seite
361
JPEG-Download
 

MOU

vaux qui n’allaient que leur pasordinaire, mais qui paraissaienttirer fortement. ( Coll. Acad. ,part.franç., t. VII, p. 410 ).

En 1779 > I e gouvernementaccorda une gratification au S r .Durand, maître serrurier, au-teur d’un moulin à manège in-dépendant du vent, de la gelée,des inondations, des sécheresseset des besoins de la navigation.Cette invention avait eu l’ap-probation de l’Académie dessciences. La Société d’agricul-ture , sur le rapport de ses com-missaires, adonné son appro-bation à ces moulins. Ce rap-port est inséré p. 5 o clés Instruc-tions que nous avons citées plushaut, en parlant des moulins àbras. O11 y a aussi inséré, p. 46 ,le suffrage des commissaires del’Académie des sciences, du 17juin 1778.

En 1781, la Société d’émula-tion donna une gratification ausieurGarat, maître menuisier,inventeur d’un moulin qui pou-vait faire mouvoir 4 meules etdonner 60 septiers de farine en24 heures, par la force de 12chevaux. ( Journal de la Blan-cherie , ann. 1779, p. 8, et ann.1781, p. 87 ).

Ce même journal, 1783,p. 192, fait mention d’une ma-chine très-simple, inventée parM. l’abbé Fritelli,deFrovence,propre à donner à 4 moulins lemouvement calculé avec la vi-tesse' nécessaire pour une promp-te et parfaite mouture. Pendantque la machine est mise eu mou-vement par un cheval ou par unseul homme, ces moulins peu-vent , au gré du meunier, ou ne

M ü U 361

pas travailler, ou travailler al-ternativement , ou travaillertous ensemble, sans qu’on chan-ge la direction de la puissancemotrice.Ils produisent,en moinsd’une demi-heure, 20 bois-seaux de farine.

§ IV. Moulins à pédales.

On trouvera dans l’ouvragedeM. Berthelot, ingénieur,in-titulé La mécanique appliquéeaux arts , aux manufactures, à/’agriculture et à la guerre , ladescriptiondeces sortes de mou-lins , qui suppléent parfaite-ment aux moulins à eau et àvent, qu’une crue d’eau, unesécheresse, une gelée, un ou-ragan ou un calme, et la disettede chevaux, mettent en chô-mage. Le poids seul de 3 ou 4hommes suffit pour moudre 4septiers par jour , ressource im-portante dans les hôpitaux oudans un fort assiégé. En 1779 ,on avait établi de ces moulinsdans la maison de Bicêtre.

En 1780, M. Prudon, menui-sier-machiniste, a obtenu l’ap-probation de l’Académie dessciences à un moulin à pédales,construit sur les mêmes princi-pes que ceux de M. Berthelot.{Journal de la Blancherie , ann.

1 779 ,» P- 98, i 35 ; année 1781 ,p. 16, 65 ; année 1782, p. 18et 546 ).

En 1785, un meunier de Mi-litsch, en Silésie, a inventé unmoulin uni par des poids. Leroi de Prusse en a ordonné laconstruction. C’est un moulin àbled, dont le mouvement se faitet se soutient par des poids.