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suite sans que leur santé en soitaltérée, quoiqu’il y ait alterna-tivement autant de repos que detravail ; c’est-à-dire que s’ils ti-rent le mouton pendant 5 mi-nutes, ils s’arrêtent 5 minutes.Néanmoins des gens vigoureuxet très-exercés pourraient fairedavantage, puisqu’un homme,même faible, pesant i 5 o liv.,élève son centre de gravité àraison de 42 pieds par minute,en montant un escalier. Il se-rait curieux d'expliquer ce cal-cul aux gens qui élèvent lespierres des carrières en faisanttourner itne roue par le pi^idsde leur corps.
Si l’on admet la mesure des for-ces animales donnée par M. De-saguliers, savoir, qu’un chevalégale 5 hommes, et qu’un hom-me peut élever environ 7 piedscubes d’eau à la hauteur de ropieds dans une minute, le rayond’une voile qui aurait la figureci-devant désignée dans les ob-servations de M. Sinéaton, de-vrait être de 7 pieds pour quel’aile égalât la force d’un hom-me, dans le cas d’un vent frais,parcourant 8 milles deux tierspar heure. D’après les principesde M. Sinéaton, vérifiés parl’expérience, on trouvera qu’uneaile de 5 o pieds de rayon seraégale à 182/10 hommes, ce quidonne 75 2/10 hommes, ou 14chevaux 6/10 pour le pouvoirde ce moulin avec 4 ailes de cesdimensions.
Les moulins à la hollandaisesont plus commodes que les nô-tres, en ce qu’ils sont disposésde manière que, par un tempscalme, ils peuvent moudre avec
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des chevaux. La Collection Aca-démique , partie étrang. , t. XI ,pag. 5 i 1 , a donné quelques dé-tails des pièces additionnelles ,avec leurs proportions.
M. Barré de St.-Vincent, in-génieur-hydraulique à St.-Do-mingue, avait imaginé des mou-lins à vent d'une nouvelle cons-truction ; ils étaient simples,commodes, de peu de dépense.Ils avaient la propriétéparticu-lière de s’orienter à tous vents,de plier et déplier leurs voilessuivant que le vent est plus oumoins fort, sans avoir besoinde conducteur, mais abandonnésà eux seuls.
En 1762., M. Bourier, ma-chiniste ordinaire du roi de Po-logne , a présenté à l’Académiedes sciences un moulin horizon-tal, dont la construction n’a pasparu propre à pouvoir être ap-pliquée sans inconvénient auxmoulins o.rdinaires; mais l’A-cadémie a pensé qu’on pourraiten faire usage dans les cas oùla longueur des volans seraitmédiocre; pour un ventilateur,par exemple, une petite pom-pe,etc. (Voy. Coll. Acad ., part,fr. , t. XIIi; p.399).
En 1779, ce même mécani-cien a fait annoncer un moulind’une construction nouvelle,quiréunissait les avantages suivans:i°. L’aile, depuis le point leplus proche de l’arbre jusqu’àson extrémité , devait changercontinuellement d’obliquité ,suivant une loi qu’il détermi-nait, en sorte que la surface nesaurait être plane, quelque fûtd’ailleurs l’angle qu'elle formâtavec l’action du vent dans cha-