- MOU
i/io delà force desmoulins ver-ticaux.
§ VI. Monture économique.
La farine dont on fait le painest une substance si précieuseparelle-même, etciui le devientencore plus dans les années oùle bled est rare, qu’il est del'intérêt de l’humanité entièred'avoir connaissance de la mou-ture économique , au moyen delaquelle on peut retirer de lamême quantité donnée du bled ,plus de farine , et faire par con-séquent plus de pain. En suivantcelte méthode, on gagne pourles hommes une partie de très-bonne farine , qu’on laissaitperdre dans la vielle routine , etqu’on donnait aux animauxavec le son. Comme on peutnourrir le bétail avec beaucoupd’autres productionsqui nesout
f ias aussi bonnes pour nous quea farine et le pain, c’est unprofit très-réel que de nous ré-server sur le bled tout ce quenous pouvons manger , tout cequi est bon, salubre et nour-rissant.
Pour sentir l’avantage de lamouture économique, il est bond’avoir connaissance de l’an-cienne mouture dout ou a faitusage , savoir , la mouture engrosse, quj est la plus ancienneet la plus usitée. On nétoie legrain chez soi, avant de le por-ter au moulin : on vous rapportela farine mêlée avec le son , etvous êtes obligé de la tamiserou de la bluter, pour séparer lafleur , la farine , les recoupeset le sou. Pour faire le gros paiïi,
MOU 3G7
on laisse tout mêlé ; le secondpain n’est que de farine et derecoupes; le bon pain est depure farine; les pâtisseries, depure fleur: Mais il y a des inou-iinj»qui ont des bluteaux pourséparer la farine. Les uns ne sé-parent que le plus gros son ; lesautres séparent tout le son; enfinles au tres séparent les recoupeset 11e laissent passer que la fa-rine la plus fine.
Par la,mouture en grosse, ilse perd une grande quantité debel le et bonne farine, par la rai-son que les gruaux passent avecle son Les gruaux sont des par-ties du bled ne conienautréel-lement que de la farine, qui,n’ayant point été bien écrasées ,restent par petites portioncules,et se trouvent alors mêlées avec,le son (on nomme ces sons ainsimêlés de gruaux, sons gras\Ces gruaux sont d’un meilleurgoût et plus nourrissans que lafine fleur 011 la farine blanche,quoiqu’ils ne soient pas lout-à-f ai t d’une aussi belle couleur;ils restaient mêlés avec le son,et servaient soit à faire del’aini-don, soit à uourrir les animaux.
Aussj, par la moulure engrosse, il arrivait, et il arriveencore dans beaucoup de pro-vinces , que d’un seticr de fro-ment pesant 240 livres, on neretire que 80 ou 90 livres de fa-rine, et dans les meilleurs mou-lins, après le blutage, 100 outout au plus 110 livres de farineblanche ; le reste en farine biseet son. C’était une habileté raredeproduire 120 livres de blanc;au lieu que par la mouture éco-nomique, 011 en retire iq 5 li-