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fexactset non à coups perdus, etdes poulies qui communiquentle mouvement aux blutoirs.
Si on mêle ensemble toutesles farines provenues de la mou-ture du sieur Bucquet, ou tired’un setier de froment pesant2/j0 livres, le poids d’environ260 livres de très bon pain quiest assez blanc , savoureux etsubstantiel, tel qu’il convientau peuple des villes. Il résultedonc que lamélhode économi-que produit plus de i 3 livres depain très-bon avec 12 livresseu-Jement de froment. U reste degros son pour les chevaux, uneonce et demie par livre de bled;de recoupes pour les vaches,une once, et de petit son poul-ies porcs et volailles, environune demi-once par livre.
U fallait autrefois quatre se-tiers de bled par an, mesure deParis , pour la nourriture d’unhomme, parce qu’on ne tiraitd’un setier de froment que 144livres de pain. C’est un fait at-testé par les anciens statuts del’hôpital des Quinze-Vingts.
L’art d’extraire les fariness’était perfectionné à la fin dudernier siècle ^puisque M. deVauban n’adjugeait à chaquehomme, pour sa nourriture,que 5 setiers de froment. Maispeu de tempsaprès lui, on com-mençait à n’adjuger que deuxsetiers et demi,qui ne rendaientensemblequ’euviron 45 o livresde pain.
Aujourd’hui dans Paris , parla méthode du sieur Bucquet,il 11e faut que deux setiers defroment pour produire 55 o liv.
Tome IV.
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de pain, qui suffisent à un hom-me pour une année.
Il est assez curieux desavoirque, suivant les autorités desanciens , entre autres , de Plinele naturaliste ( Lib. XVIII ,Cap. 9 et 10), le froment ren-dait un tiers pins en pain qu’il
ne pesait lui-même; ensorte quele setier de Paris , du poids de240 livres , devrait rendre 5oolivres de pain , au lieu de 265,si nos grains étaient aussi bonset notre mouture aussi parfaiteque celle des Romains, il y a1700 ans.
On trouve dans le Journal desArts et Manufactures, tom. III,p. 63 , un tableau comparatifdes produits crue peut rendre unquiutal de bled froment, sui-vant les différentes mouturesqu’011 emploie.
Le sieur Bucquet donnait vo-lontiers, par écrit ou de vivevoix , toutes les explicationsettous les éclaircissemens qu’onpouvait desirer sur la moutureéconomique et sur la manièrede monter les moulins à l’éco-nomique ; c’est-à-dire, de pi-quer la meule, d’adapter lesmachines pour cribler et pourbluter au moulin même. Sesin veillions sont sim pies, facilesà exécuteret peu dispendieuses11 a fait plus : il a communiquéles plans de ses ouvrages, etdonné à ceux qui l’ont désiréquelqu’un des élèves qu’il affir-més, pour répandre , établir etconfirmer la pratique de la mou-ture économique. M. Bertin ,ministre d’état,l’a employé avecsuccès pour établir des moulinséconomiques à Bordeaux , à