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Lyon, à Boimleilles en Péri-gord, à Dijon , et ailleurs.
Les propriétaires qui ferontconstruire de ces moulins, trou-veront dans cette dépense unesource très-abondante d’un re-venu bien légitimement acquis,un surcroît de richesses, accom-pagné du plaisir que donne labienfaisance , eu procurant ,avec la même quantité de bled,une plus grande quantité depain à tous ceux qui viendrontmoudre à leur moulin.
Suivant la mouture économi-que du sieur Bucquet, on don-nerait pour 2-jo livres de fro-ment, environ 200 livres detoute farine , et environ 32 deson. Lorsqu’on dit de toute fa-rine , c’est que sa méthode éco-nomique produit quatre sortesde farines : la première est laplus fine et la plus blanche,quisort par le premier blutage; onl’appelle farine de bled, ou leblanc ; la seconde est la farinede premier gruau , et s’appellede ce nom ou blanc bourgeois ;la troisièmeestdesecond gruau,qu’on mêle avec la précédente:enfin , la quatrième est la farinebise. Les sons sont aussi de troisespèces : le gros son , les recou-pètes et le petit son. (Foyesaumot Bled , § XII, des observa-tions sur les moutures, et aumot Pain ).
MOUSSE. (Voyez Arbre , §VIII ; Gazon , Matelots').
MOUTARDE EN POU-DRE. Gomme à la campagneil arrive quelquefois qu’on 11epeutavoirfacilementde la mou-tarde , on peut en préparer decette manière une qui est. fort I
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agréable au goût, et qui estd’autant meilleure, qu’on peutla renouveler tous les joursavantde se mettre à table.
On pile de la graine de mou-tarde dans un mortier : on lapasse ensuite au tamis; on con-serve cette moutarde en poudredans une bouteille de verre,etlorsqu’on veut la faire, on mêlacette poudre avec du vinaigre ,et on en forme une pâte qui estune très-bonne moutarde.
On trouve dans la CollectionAcad., partiefr. , tom. I er . pag.187 , la description du moulin àmoutarde. On peut substituerà la graine de moutarde le cranrâpé , et délayé dans de i’huilaou du vin. (Voyez l 'Encyclop.Métliod , tom. VI 11 des Artset Métiers , p. ( 13 o et Gu?.).
MOUTONS ET MOUTON-NES. Les moulons doivent êtraenvisagés relativement à la lai-ne qu’ils portent, à l’engraisdont ils fertilisent les terres , età la nourriture qu’ils nous four-nissent. A l’article Betesù laine,mot générique qui comprendtous les individus qui compo-sent un troupeau, nous avonsexposé les moyens de faire por-ter de belles laines aux mou-tons, de ies faire parquer, deles nourrir, de les guérir deleurs maladies, etc.; il 11e nousreste plus qu’à les considérer re-lativement à leur qualité demoutons et au produit qu’ilsdoivent procurer au proprié-taire en cette qualité, ainsi quenous avons fait aux articlesAgneau v, Bélier et Brebis , oùnous 11’avons parlé de ces ani-maux que comme espèces , et