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Tome quatrième.
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truits d’une manière assez sim-ple; il ne s’agit que de Caire desados de terre, et de les rerou-vrir de braques plates. Les jar-dins que l’on dispose en terrasse,présentent la plus grande faci-lité à se procurer ces heureusesexpositions : les murs ainsi dis-posés , eu soutiendront mieuxla charge des terres. J our don-ner une règle propre à détermi-ner à-peu-près l’inclinaison quiconvient à chaque fruit, à pro-portion de sa maturité , il fautremarquer dans teséphéméridesla hauteur méridienne du so-leil , quinze jours environ avantla maturité chi fruit, et écarterle mur de la perpendiculaired’une quantité égale à cettehauteur; par ce moyen le fruitse trouve plus échauffé dans lemoment où il est le plus près desa maturité ; de cette manièreon peut se procurer des fruitsauxquels la nature refuse la ma-turité sous certains climats. Lesvignes qu’on fait monter jusquesur les toits, en Hollande et enAngleterre, jouissent de cet as-pect dusoleil, tant à rechercher.Elles réussiraient bien mieux ,si les tiges, par leurs grandeshauteurs, n’énervaient pas laplante. S’il y a des inconvéniensdans cette nouvelle manièred’exposer les fruits, il en résulteaussi de très-grands avantages,la bonté , la qualité des fruits,et des productions qu’on n’au-rait jamais pu se procurer.

Voyez, au mot Pipes, un vernisqui peut servir d’enduit sur lesmurs.

MUSASAIGNÈ. (Voy. Rat,Mulot ).

M U S

MUSC. Le musc nous vientdes Indes-Orientales, et estimeproduction particulière au Thi-bet. { V. le mot Gazelle, de notreManuel du Naturaliste ). Ontrouve le musc dans le com-merce , ou séparé de son enve-loppe , ou renfermé dedans.Cette drogue est sujette à êtrefalsifiée par les Indiens. Pourgrossir leurs profils, leschas-senrsavaientimaginéd’ôter desvessies une partie du musc , etde remplir ce vuide avec dufoie et du sang coagulé de l’a-nimal , hachés ensemble. Legouvernement qui voulait ar-rêter ces mélanges frauduleux ,ordonna que toutes les vessies ,avant d’être cousues, seraientvisitées par des inspecteurs quiles fermeraient eux-mêmes, etles scelleraient du sceau royal ;cette précaution a empêché lessupercheries qui altéraient laqualité d u musc, m ai s non cel lesqui en augmentaient le poids.On ouvre subtilement les ves-sies pour y faire couler quelquesparticules de plomb.

La plus grosse vessie ne pro-duitqu’unedemi-oncede musc.Les orientaux , dit-on, saventdistinguer les falsifications parle poids, par le goût, et leurdernière épreuve est de prendreun fil trempé dans du suc d’ail,et de le faire passer au traversde la vessie avec une aiguille.Si l’odeur d'ail se perd, le muscest bon ; si le fil la conserve, ilest altéré.

Le musc du commerce quiest sans enveloppe, doit êtresec , d’une odeur très-forte ,d’une couleur tannée, d’un goût