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Tome quatrième.
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amer. Étant mis sur le feu ildoit se consumer entièrement,s’il n’est point falsifié avec dela terre.

Le musc enveloppé doit êtrecouvert d’un poil brun , c’est le

f ioil de l’animal musc. Lorsquee poil est blanc, il indiqueqiiec’est du musc du Bengale, quiest inférieur en qualité à celuidu Thibet .

C’est un parfum extrêmementfort et peu agréable, s’il n’esttempéré par un mélange d’au-tres parfums ou de poudre desucre, et d'un peu d’ambre.

Les parfumeurs, les distilla-teurs, les confiseurs s’en ser-vaient beaucoup plus autrefoisqu'à présent.

Le Journal des Savcins , iyo8,supplément, p. 25 i r *. édition ,et p. 19 de la 2 e ., rapporte uneexpérience de M. Létnery , ausujet d’une odeur de musc pro-duite par le mélange de plu-sieurs odeurs très-puantes querendent certaines drogues.

MUSELIERES pour le mau-vais air. ( Voyez Peste ).

MUSIQUE. U n’entre pointdans notre plan de remonter àl’origine de cet art enchanteur,d’en suivre les progrès chez lesdifférenspeuples, d’établir, pardes rapprochemens, par descomparaisons,par des caractèresparticuliers , le genre de mu-sique propre à chaque nationde l’Europe . Nous ne nous éten-drons pas non plus sur la varié-té , les richesses et les beautésdes productions de la musique.Les effets qu’elle cause sur nous,ce qu’elle inspire de respect etde vénération dans l’ame élevée

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vers la divinité , de tendresse etd’amour dans le cœur de lajeunesse, de courage et d'ardeurdans l’a me des guerriers, de pas-sion, de souplesse et de gaîtédans l’art de la danse; en unmot , les applaudissemeusqu’elle nous arrache tous lesjours sont le plus bel élogequ’on puisse en faire.

Combien sont simples lesmoyens de cet art, pour pro-duire ces effets admirables ! Lasimple division du temps parle son répété, et successive-ment accéléré ou retardé ; unegamme de cinq tons et deux de-mi-tons, donnent plusieurs oc-taves du son grave au son aigu :ces tons et demi-tons, combinéspour se faire entendre ensembleou séparément, la variété desvoix et des instrumens,un mou-vement isochrone pour chaquepièce, et les nuances de l’ex-pression: voilà en quoi consistetoute la magie de cet art quicharme nos oreilles , affectanotre ame , excite nos trans-ports et nos ravisseitiens , etjette dans le cœur le désordredes passions, ou y cause desémotions douces, tranquilles etpures. Le concoursetla réunionde tous ces moyens n’est pasnécessaire pour la musique ;cela est si vrai, que le seul rou-lement du tambour produit unemusique guerrière qui déter-mine la marche et les mouve-mens des armées. Le son mo-notone et mesuré du tambourin,forme les pas du danseur .Ainsi,la division du temps par le son ,est à la musique ce que le traitest au dessin ; les modulations4