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de F Académie des Sciences de
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Ceite idée s’est reproduitedepuis à des époques différen-tes. Vers 17 r >6, on annonça sousle nom de Metromètre, un ins-trument qui battait la mesuretout seul.
Nous pourrions citer encorela pendule de M. d’Onsembray,dont il est question dans lesMémoires de l'Académie desSciences , et sur le cadran de la-quelle étaient gravés diffërensinouveinens d’air, tels que ri-godons, sarabandes, menuets,gavottes , chacones, etc. ( Mé-moires de F Académie, 1732,pag. 182. )
L’auteur de l’ouvrage inti-tulé la Musique rendue sensi-ble par la mécanique, indiqueaussi le pendule comme propreà former les jeunes gens à lamesure.
De nos jours , M. Davaux,amateur très-distingué, et quinous a donné des symphoniesconcertantes et d’autres œuvresde musique qui se feront tou-jours entendre avec plaisir, aimaginé un instrument auquelil donne le nom de Chronomè-tre, propre à déterminer d’unemanière fixe et invariable, legenre de mouvement que lecompositeur a entendu donnerà chaque morceau. Rien deplus vague et de plus généralque ces mots : allegro , andanie,adagio, presto, vivace, prestis-simo, etc.; on 11’est pas beau-coup plus avancé pour savoir lemouvement dans lequel on doitexécuter. Voici donc com-ptent, pour plus grande préci-
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sion, est construit le chrono-mètre proposé par M Davaux,et exécuté par le sieur Breguet,quai de l’Horloge , près le Pont-Neuf.
C’est un pendule qui présentesur son cadran une aiguilleaboutissant à deux grands cer-cles divisés l’un par 1 et 2 , l’au-tre par 1,2 et 5 , nombres aux-quels peuvent se réduire toutesles différentes mesures. Au cen-tre de ce cadran, est un petitcercle coupé en deux partieségales par une ligne perpendi-culaire,au basde laquellecom-monce une division à droitedepuis zéro jusqu’à qo des de-grés de vitesse et pareille di-vision à gauche des degrés delenteur. La petite aiguille quipart du milieu de ce cercleétant fixée sur zéro, donne à lagrande aiguille les battemensde la durée d'une seconde surchacun des chiffres des deuxgrands cercles. La vitesse deces battemens augmente à me-sure que l’on tourne la petiteaiguille à droite jusqu’au n“.po,
. que donne le mouvement deprestissimo. Pareille opérationfaite de droite à gauche en par-! tant de zéro, rallentit les batte-: mens jusqu’au n°. 90 , qui donne: alors les temps les plus lents du• largo: cet instrument sert donc! àdétermineraveclaplusgrande1 exactitude les différons degrés, de vitesse ou de lenteur destemps dans une pièce de mu-■ sique.
1 II ne faut pas croire que l’u-: sage de ce chronomètre exigeque celui qui exécute ait lesyeux sur l'aiguille pour en ob-