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deux cuillerées à bouche deneige. l)ese.X[>ériencesréitéréespar l’auteur résulte la véritéde sa découverte, qui pourraitêtre de quelque utilité, si dansd’autres ragoûts on pouvait ,avec le même succès, se servirde la neige.
Quoiqu’il ensoitdecette pro-priétéde la neige, nous ajoute-rons ici , d’apres M. de Man an,qu’on peut faire de la neige ar-tificielle par le moyeu d’uneeau long - temps agitée et ré-duite en écume dans quelquetube de verre, ou dans une bou-teille oblongne qu’on exposesur-le-champ à la gelée.
Cet habile physicien, dont ladissertation sur la glace mériteles plus grands éloges, donne àeutendreque la neige, par elle-même, n’a pas plus de saveurque l’eau ; niais que ses fioconsspongieux peuvent se charger,en traversant la partie infé-rieure de l'atmosphère, des ex-halaisons terrestres; et que se-lon lesclimatset les circonstan-ces du temps et du sol, la ueigea quelquefois des qualités quel’eau commune n’a pas.
C’est dans cet ouvrage qu’ilfaut lire ce qui est dit sur lanature de ce météore, sur sonopacité , sa rareté , sou évapo-ration, son volume, et sur saforme étoilée, digne de tontel’attention d’un observateur cu-rieux.
On a observé que la neige ,telle qu’elle toiVibe naturelle-ment, sans etre ni pressée, nifoulée,rend un sixième d’eau ;c’est-à-dire, que six pouces deneige rendent uu pouce d’eau.Tome IV.
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M. de Saussure rapporte que,dans les Alpes , les ha b: ta us deslieux élevés oh les neiges •tom-bent de bonne heur et fondenttard ont trouvé le moyen d’enaccélérer la fonte de plus detrois semaines: ce moyen cou-siste à répandre sur la neige,dans les lieux qu'ils veulent en-semencer . une terre noirâtre ;ce sont les femmes qui se char-gent de ce soin.
Cet exemple peut être appli-qué à d’auties usages, en cequ’il prouve que les surfacesnoires s’échauffent plus que lesautres. ( Voyez, l’article Pluie).
On était anciennement dansla persuasion que la neige fer-tilisait la terre, parce qu’elleest chargée,disait-on , de nilreet de sels auxquel même onattribuait sa crystallisation. Desex périences réi téréeson t prouvéqu’il n'entrait pas un atome denitre ni de sel dans sa forma-tion; du moins n’a-t-on pu par-venir à en retirer par les distil-lations et autres opérations chi-miques. Le Journal Poiytechni-ue , 4 e cahier , p. 570 , contientes observations du cil. Has-senfiatz sur la neige et la pluie,sur leur influence relativementà la végétation , et sur leur com-binaison avec l’oxigène. Il enrésulte qu • la neige contribueà fertiliser nos champs, i°. encouvrant et garan issaut lis se-mences de la gelée, qui les fe-rait périr; 2 0 en foui nissaut auxvégétaux levés de terre une hu-midité continuelle, qui contri-bue à leur nutrition ; 5 ° en pro-curant aux grain, non levés uneportion d’oxigeuc,c[ui agit puis-